lundi 6 juillet 2020

La Grande Traversée des Alpes


 
Grenoble-La Grave, c'est le programme du 1er jour de la GTA, ce voyage de noce pas comme les autres. Grenoble-La Grave, tu te dis, première journée pas trop difficile mais pas super sexy.
C'était sans compter sur l'imagination de Marc, le marié et certains participants.
C'était donc la journée de la variante où chacun rajoutait sa petite idée pour éviter la route fréquentée du fond de vallée.



Petit passage secret pour monter sur le plateau de Jarrie, piste pourrie puis piste cyclable le long de la Romanche, balcon d'Auris et sa magnifique route à flanc de falaise, option Alpe d'Huez. Et la route de secours du Chambon pour un ultime détour sans voiture...



Voilà comment l'équipe M&M a fait 85km et 2000D+ au lieu des 1500 du fond de vallée.
Une première journée pas si facile. Heureusement, un bon vent dans le dos nous a aidés dans les sections plus fréquentées.



Deuxième jour, on rentre dans le vif du sujet. Aujourd'hui, le programme est assez chargé pour ne pas faire de détour.



Col du Lautaret, Col du Galibier, Col du Télégraphe (facile à la descente) et Col du Mont Cenis pour terminer la journée. Après un mois de juin fatigué, c'est la journée test pour voir si la forme est là.



Autant le Lautaret et le Galibier sont passés crème à la fraîche avec la vue sur les Écrins, autant la remontée de la Maurienne sous le cagnard en a fatigué plus d'un.



Même Medhi a arrêté de parler...
Une bonne glace à Lanslebourg et le groupe repart pour le Mont Cenis. De là, il ne reste plus qu'à redescendre jusqu'à Susa pour la pasta.


 
Enfin, c'est ce qu'on pensait. Et même avec la vue sur le lac du Mont Cenis, les dernières petites bosses se payent cher après 100km et 2800m de montée.


Les italiens nous ont bien régalés hier soir, mais comme d'habitude le petit dej' n'est pas vraiment adapté à une longue journée de vélo. Et ça tombe mal, parce qu'on a du boulot ce matin. Le colle delle Finestre, c'est l'ascension redoutée de la semaine. 18km pour 1700D+ une moyenne de 9% et les 8 derniers km non asphaltés. On peut ravoir du pain per favore ?



Après un petit km sur le plat, on attaque l'ascension pas super échauffé. Rapidement une section de 1,5km à 12% avec un pic à 14% se charge de faire monter la température. Heureusement, la suite est plus agréable. La route se rétrécit, le trafic devient anecdotique et elle serpent avec de nombreux lacets ombragés. La discussion évite de tomber dans la monotonie.



J'ai bien aimé les derniers kilomètres en piste, ça m'a rappelé des souvenirs du Maroc, les sacoches en moins. La vue se dégage, le col apparaît et c'est presque surpris qu'on arrive là-haut. 
La deuxième surprise, c'est un méga pique-nique organisé par Pauline et Clara à base de bons produits italiens.



La remontée à Sestrière le ventre trop plein et sous le cagnard me fait tirer la langue. Heureusement, une bonne pause gelati au sommet nous redonne des forces pour la dernière montée du jour, mais pas la plus belle, à Montgenèvre. 
Encore une sacrée journée jusqu'à la vieille ville de Briançon, 77km pour 2800D+



Ce matin, on retrouve le parcours plus classique de la route des Grandes Alpes avec le Col de l'Izoard pour commencer la journée. Sûrement le plus beau col de la GTA.



Le passage de la Casse Déserte et ses pinacles dressés au-dessus de grands pierriers est magnifique.



 Un petit vent de face dans les gorges du Guil, me fait découvrir les relais en vélo. C'est aussi efficace quand tu es derrière, que fatiguant quand tu es devant. Heureusement, un bon pique-nique à Guillestre remobilise les troupes pour le col de Vars. Sauf ceux qui ont trop mangé ou qui craignent la chaleur, ou les deux...
Le col de Vars, c'est un peu le col interminable, parce qu'une fois tous les villages de la station traversés, tu penses être arrivé. Et bah non, pas tout à fait...



Le versant Ubaye est plus sauvage et forcément plus beau. Ce soir, on dort à Barcelonnette après 100km et 2300D+. Encore une belle journée, où l'on a vu les ambiances changer.
C'est pas encore la Méditerranée mais ça sent déjà la Provence.

Bonette ou Cayolle ?
Les cœurs balancent, ce sera donc Bonette et Cayolle.
Le groupe se sépare en fonction des envies et de la forme. Pour Richard, Medhi et moi, ça sera la plus haute route d'Europe autour de la Cime de la Bonette. Après un démarrage en forêt à papoter, la deuxième partie de la montée se déroule dans des beaux alpages fleuris. Ça sent la montagne.



Comme le col de l'Iseran est 50 mètres plus haut que celui de la Bonette, il a été décidé de construire une route au-dessus du col qui fait le tour de la Cime de la Bonette. Cette rallonge est totalement inutile si ce n'est qu'elle dépasse l'Iseran de 40 mètres. Et qu'elle devient ainsi la plus haute route d'Europe...



Nous voilà donc en route pour le plus haut passage de la traversée.
1600D+ pour 24km. Une longue montée mais finalement pas si dure car jamais trop raide.
Bien content d'arriver là-haut. La revanche sur le trip vélo-grimpe en Ubaye est prise.



On arrive trop tard pour la boulangerie de St Etienne-de-Tinée, heureusement le resto nous prépare une bonne salade pour se requinquer. Et il en fallait de l'énergie pour essayer de rester dans la roue de Richard pour les 28km de faux plat descendant avec le vent de face. A cause de mon cintre droit et de mes épaules de grimpeur, il fallait rien lâcher pour profiter de l'aspiration sur ce trajet à 45km/h de moyenne. Après avoir tout donné pour ne pas décrocher, je ne suis pas frais pour attaquer la montée à Beuil, notre étape du soir. Un coup d’œil à la carte, 23km pour 1000m de montée, ça devrait passer en douceur. Sauf qu'il y avait un col non noté sur la carte au 50.000ème. Le célèbre col de la Couillole pour une montée plus haute, plus courte donc plus raide que prévue. Avant de redescendre sur Beuil...
Pour la première et dernière fois de la semaine, il m'a fallu serrer les dents pour arriver au sommet.
Heureusement après ces 110km et 2900D+, un dîner gargantuesque rassasie même les plus affamés.



Comme hier, les envies divergent pour cette ultime journée. Une dernière grosse étape à 2800D+ pour rejoindre Menton via la Colmiane et le col de Turini ou se laisser glisser jusqu'à Nice puis longer la côte jusqu'à Menton. Après la sacrée journée d'hier, on se dit qu'arriver en début d'aprèm et se baigner, ça fait envie et ça changera de notre rythme de la semaine où c'était plutôt arrivée vers 18h, douche apéro et à table. Ça arrange aussi Alexis et Gaëlle qui reprennent le train à Nice, Medhi qui veut rejoindre sa petite famille pour le dej', Richard, Steph et Isa qui ont envie de piquer une tête au plus vite.



Petit souvenir d'un précédent voyage à vélo en descendant les Gorges du Cians ce matin. Comme prévu, la route en fond de vallée du Var est fréquentée mais moins dangereuse qu'imaginée et bonne surprise, une voie verte de 20km nous amène presque jusqu'à la côte.
Bienvenue sur la promenade des Anglais, mais "c'est 90€ si vous roulez sur la partie réservée aux piétons" s'empresse de nous rappeler la maréchaussée. Ça tombe bien, on est descendu du vélo pour immortaliser notre arrivée à la mer !



Bravo à tous, on l'a fait.
Aller se baigner dans la Méditerranée en partant de la maison via la route des Grandes Alpes.
Une sacrée équipe, et un sacré voyage de noce pour un sacré couple de mariés !
Vive les mariés et vive le vélo!








Merci Julien pour les belles photos









1 commentaire:

  1. https://www.lemonde.fr/sport/article/2013/08/01/el-pico-veleta-le-grand-oublie_3456472_3242.html

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