lundi 3 décembre 2018

Que penser du vélo pour faire les approches en montagne ?


Vélo-ski, vélo-grimpe, vélo-rando, vélo-alpi... Tout est permis.
 Mais que penser du vélo pour faire les approches en montagne ?



A vrai dire, je suis partagé.
Pour les sorties à la journée, on voit vite les limites.
Je me rappelle d'un Chamechaude en vélo-ski. J'étais plus très frais au moment de chausser.
Pour Chamechaude, pas de soucis mais pour un projet plus ambitieux, on n'a plus la petite marge qui permet de faire face à l'imprévu.
Ce qui me gène aussi, c'est que les routes pour rejoindre les départs de rando proches ne sont pas les plus belles et parfois un peu trop fréquentées.

Dans le même style, on était allé grimper à Saint-Pancrasse avec mon fréro. L'approche en vélo nous avait bien déboité, on a fait deux voies et on est rentré !!



Bref le vélo pour les approches, c'est bien si les projets du jour sont pas trop ambitieux. Auquel cas, on peut cramer quelques cartouches dans la montée...
Par exemple, la via ferrata de Crolles.


 
Ou une formation TA aux dalles du Charmant Som avec le CAF (vaut mieux vaut pas être trop énervé).



 Là, ou l'approche en vélo devient sympa, c'est pour les trips plus long. On a fait un voyage vélo-grimpe en Ubaye et on l'a pas regretté. On avait le temps, ça a permis de faire les approches en douceur, de découvrir un nouveau massif et de grimper de belles voies.
Je me rappelle bien de notre arrivée à Maljasset avec le sourire...
Pour moi le secret c'est de pas se mettre la trash en vélo (prévoir des journées cool) et de pas faire les deux activités le même jour.



Sur le même principe, un trip grimpe entre Orpierre, Céüse et Grenoble avec Germain.
En se posant quelques jours à la falaise, ça permettait de s'envoyer des belles journées de grimpe sans ressentir la fatigue du vélo.

Bref, le vélo pour aller en montagne, c'est bien pour les petits projets à la journée.
Sauf si on est une machine de guerre...



Et pour plusieurs jours, tout le monde peut s'y mettre à condition de ne pas prévoir des mégas journées de vélo. Comme ça, on garde un peu de fraîcheur pour la grimpe, le ski ou l'alpi.
Je me souviens quand on avait skié la Tête des Fétoules, d'un groupe de gars montés du Bourg d'Oisans en vélo qui n'étaient pas allés au sommet le lendemain car ils avaient laissé trop de jus dans l'approche. On avait pas fait de vélo mais un couloir aux Combeynauds la veille et le sommet le lendemain...











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