vendredi 17 avril 2026

3 jours autour du Refuge du Prariond

 Après quelques rebondissements dus à une météo incertaine, la décision est prise de passer 3 jours autour du refuge du Prariond.


Ça sera l'occasion de retrouver les copain.es partis du Mercantour à skis il y a plus de 3 semaines. Quel périple !


C'est mon troisième passage dans le secteur, alors il faut regarder un peu les topos pour trouver de la nouveauté. Pour cette première journée et après avoir fait la route, la Pointe du Gros Caval est bien adaptée. C'est pas tellement une nouveauté, quoique ? J'avais fait la descente dans le jour blanc la dernière fois.


Après une session de ski nautique dans le Vercors, nous retrouvons avec plaisir une petite poudreuse puis de la moquette. On est passé de l'hiver à l'été en une semaine. Skier en altitude devient une nécessité.


Pour mercredi, comme on redort au refuge, les copain.es auront un sac léger. Il fallait trouver une belle boucle dans le secteur.


Le tour de la petite Aiguille Rousse semble assez logique pour faire du bon ski. Après une montée à la fraîche sur le glacier des sources de l'Isère, l'équipe fait un petit détour au sommet de la Grande Aiguille Rousse.


La bascule côté Maurienne tient ses promesses. Une belle moquette lisse nous fait descendre un peu plus bas qu'imaginé. 


C'est pas pour me déplaire. La remontée au soleil au col du Montet pour mériter le pique-nique. Avant de profiter sans se presser de la poudreuse du versant Nord emprunté ce matin. Il n'y aura pas de frustration d'avoir remonté un versant poudreux sans en profiter à la descente.

Arrivés pas trop tard au refuge pour jouir de la vie en zone blanche.


Pour le dernier jour, cette fois-ci la contrainte horaire est de rentrer pour 12-13h à Val d'Isère si on veut pas terminer par du ski nautique. Les copain.es traversent sur l'Italie pour rejoindre Benevollo. Le tour du Roc de Bassagne sera adapté à tous.


La montée au col de Bassagne est notre dernière portion commune. J'aurais bien continué un peu avec eux !


Pour notre plus grand plaisir, la poudreuse côté italien est meilleure que lors de notre dernier passage. La remontée au col du Fond vite avalée. 


Y a même le temps pour un pique-nique au sommet du Roc de Bassagne en attendant que ça ramollisse.


Et comme décidément, tout se passe au mieux, la pente des Cavales est bien transfo vers 12h, la navette arrive 5 minutes après avoir déchaussé, Amel qui tend le pouce pour aller récupérer la voiture se fait prendre au bout de 2 minutes et y a de la place pour nous 3 et les skis.
Il y a même une réduc sur le Beaufort à la coop de BSM avec Sev, elle est pas belle la vie ?


Info parking
Déposer le matos et les copain.es à la Daille avant de retourner se garer vers la sculpture de la dame du lac (gratuit). Un petit coup en stop pour retourner à la Daille prendre la navette gratuite jusqu'au Fornet.






jeudi 9 avril 2026

Tour du Grand Replomb

 J'adore skier dans Belledonne et j'ai d'ailleurs pas mal parcouru le massif (44 articles de ski sur ce blog).

Mais j'ai du mal à trouver des nouveaux itinéraires ces dernières années.
Un peu par manque de temps, mais aussi de motivation à creuser les topos et lire des compte-rendus (souvent trop longs) sur Skitour.


Du coup, lorsque je vois la proposition de Pierre pour faire le tour du Grand Replomb, ça me motive immédiatement à découvrir un nouveau secteur.

Dans la montée au lac de Crop, je me rappelle pourquoi j'ai peu fréquenté le coin. C'est quand même pas très roulant, voire un peu chiant comme accès. Heureusement, un skieur solitaire nous fait la trace jusqu'au dessus du lac avant de bifurquer vers les couloirs Est du Grand Replomb.

 
Arrivés au col de la Mine de Fer, j'ai le sourire. Devant nous, le vallon qui descend au refuge Jean Collet est vierge. Et à partir de là, ça sera la découverte.


À la lecture du BRA, on partait sans conviction sur l'état de la neige après une semaine très ventée. Finalement, c'est bien meilleur qu'espéré et la poudreuse d'avril est appréciée.

Pour continuer dans l'inconnu, nous remontons au célèbre passage de Jas Mouton. La présence de chamois est un bon indicateur de l'absence d'humains.


Vallon vierge et neige froide, la bascule en Nord tient ses promesses. Après cette belle descente, tout le monde a le sourire. Il reste encore 400D+ à tracer pour remonter à Orionde et retrouver la foule.

Conditions inespérées, découverte de nouveaux vallons et seuls une bonne partie de la sortie, tous les ingrédients pour une sacrée journée !








lundi 6 avril 2026

Tour de la Meije amélioré en 2 jours.


  
 Quand je propose à Antoine de faire le tour de la Meije, je suis sûr que ça va le botter. Après la traversée partagée cet été, la boucle sera bouclée.
 

Mais pour un habitué de la Pierra-Menta, il va falloir améliorer un peu l'itinéraire. Et c'est ça que j'aime bien avec lui.
 

Lundi matin, il reste de la place au Promontoire. Je me laisse encore la journée pour avoir la dernière météo du samedi, qui est incertaine.
Et lundi soir, je ne suis pas seul à avoir eu l'idée, le refuge est complet. Shit, j'avais d'autres idées, mais ce tour de la Meije en 2 jours me branchait bien.


L'avantage de faire la boucle en 2 jours, c'est qu'on a deux possibilités de refuges. Il reste de la place à Adèle Planchard, c'est parfait.


Reste plus qu'à trouver de quoi s'occuper pour cette première journée. Le gardien m'informe que les alentours du refuge ont été beaucoup soufflé. 


On oublie la Grande Ruine pour aller voir sur l'autre versant si la neige est meilleure. En topotant, je découvre qu'au départ de Villard d'Arène, on peut boucler par le col du Clot des Cavales avant de remonter au col de la Casse Déserte.


Ça fait une belle première journée (D+2800) pour rejoindre Adèle Planchard. La neige n'est pas meilleure côté Vénéon mais on a vu du pays.



Pour cette deuxième et dernière étape, on reste sur l'itinéraire classique mais en doublant l'étape classique. Avec l'idée de ne pas monter trop tard à la brèche de la Meije pour éviter le coup de chaud et de ne pas descendre trop tard le glacier de l'Homme pour la sécu.


Ce sera donc réveil à 4h30. L'avantage d'être passé hier, c'est que le passage du col des Neiges et de la Casse Déserte déroule bien. Ça a bien changé depuis mon dernier passage il y a 13 ans. Maintenant il faut mettre les skis sur le sac, crampons aux pieds et désescalader. 


On ne regrette pas le réveil quand on remonte le vallon du Vénéon encore dans l'ombre. 


La face Sud de la Meije au soleil nous rappelle cette belle bambée de l'été dernier.


Le Serret du savon a lui aussi mal vieilli. Depuis quelques années, le bas du couloir nécessite selon les années quelques pas de glace ou de mixte. 


Cette année, c'est 7-8m de glace. Moins difficile qu'imaginé mais ça peut impressionner si on n'a jamais fait de glace. 


Merci les guides pour l'équipement à demeure.


Après avoir fait la descente du refuge de l'Aigle à pied, celle à ski par le glacier de l'Homme est appréciée. 


Et comme on a bien déroulé, c'est encore l'heure pour s'envoyer un bon burger à la Grave. Totalement refait face à la Meije, en se disant qu'on était là-haut quelques heures plus tôt.