mardi 21 juillet 2026

Oiseau de passage et sortie à l'Olan



 C'est en discutant au refuge avec des grimpeurs après notre traversée de l'Olan l'été dernier que je découvre le potentiel du vallon.

J'aime bien l'alpi, mais ça m'a rappelé que ce qui me faisait vibrer, c'était les voies d'escalade en montagne. Voilà une bonne motivation pour se remettre à la grimpe.

Après une approche glaciaire pas simple mais encore possible à cette saison, la première longueur à l'ombre, avec le sac à plus de 3000, réveille nos corps endormis.


Heureusement, le soleil arrive en même temps que nous au pied de la longueur dure.


C'est long, c'est raide, mais le rocher est excellent et bien équipé. 


Il y a juste ce qu'il faut pour passer et l'ambiance haute montagne est assurée par la présence du glacier en contrebas.


La suite, un peu moins dure, est tout aussi plaisante. Le rocher, l'ambiance, le cadre, cette voie est vraiment classe. L'emplacement des relais est curieux mais comme indiqué dans le topo, on peut doubler 4 longueurs dans la voie pour grimper des grandes envolées de 45-50 mètres.

C'est ainsi que nous arrivons assez vite au sommet de la voie. Pour une fois, ce relais ne marque pas la fin des difficultés. Outre la descente en rappel dans la voie, on peut rejoindre le sommet de l'Olan par l'arête Sud.
C'est plus long, plus engagé, mais tellement plus esthétique.
Les grosses remplacent les chaussons pour cette bascule dans l'Oisans sauvage.


Sûrement impressionné par la longueur d'arête qui reste à parcourir et pas aidé par un topo assez vague, je suis la cordée devant nous qui contourne le premier sommet.

C'était peut-être plus rapide, mais passer d'une grande voie équipée en bon rocher à un terrain très branlant et improtégeable est moyennement plaisant.


Heureusement, une fois le fil de l'arête rejoint, ça s'améliore et c'est de mieux en mieux. Après la fausse joie du sommet central, la dernière section jusqu'au sommet Nord est très belle. Sculptée et protégeable. Ça me réconcilie avec l'alpi.


Un an après l'arête Nord partagée avec Manu, je suis de nouveau à 3564m au sommet de l'Olan et très heureux de cet enchaînement grande voie, alpi et sommet avec Corentin.


Mais le souvenir des 2500 m de déniv négatifs jusqu'au parking est encore présent. Autant, comme l'an dernier, l'arête Est (ou Escarra) a bien déroulé. Autant la suite jusqu'au glacier m'a semblé cette année s'étirer dans le temps, malgré les pierres envoyées par nos compagnons d'infortune.


Cette sensation de longueur, sûrement parce que l'ascension a duré 2h de plus que l'été passé, m'a accompagné jusqu'au parking et même sur la route du retour.

Pas loin de 15h du refuge au parking, c'était une belle bambée. Mais terminée avec un grand sourire en voyant le chemin parcouru dans la journée. Ce midi, on était tout là-haut…




C'est le 300ème article de ce blog et pas deux posts traitant du même itinéraire.
Il y a quelques années, j'étais pas loin d'arrêter d'écrire, mais après 15 ans à Grenoble, l'envie de montagne est différente mais toujours là. Alors tant qu'il y a des nouveaux itinéraires à découvrir et des histoires à raconter, je continue.
 
 
 
 
 
 
 

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