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vendredi 20 avril 2018

Tour de la crête des Ilettes


Aujourd'hui, sont ENFIN réunies les conditions pour une belle journée de ski de printemps.
Finies les sorties pourries de ces dernières semaines, ce matin c'est (presque) bien regelé et il fait (vraiment) beau.



On croise un pote, Sylvain au parking et la montée à l'Aigleton se fait en papotant.
Tout le monde a le sourire, ça fait un moment qu'on attend ça.
Signe qui ne trompe pas, on met les couteaux pour la première fois de l'année.



Ça fait plusieurs fois qu'on bute dans ce tour des îlettes. Cette fois-ci sera la bonne.
L'idée, c'est d'aller skier la face Est du col de la vache depuis Prabert.
On continue la moquette en face Sud puis Ouest de la belle étoile.



Et comme on est en forme et qu'il fait beau on se paye une petite remontée à la dent du Pra sous le cagnard, histoire d'éliminer les profiteroles...
Voilà 2500m de dénivelé résumé en 3 phrases.



Les orientations sont logiques et la moquette est à point tout du long sauf la dernière descente un peu trop molle.



C'est un beau tour, logique, loin de la foule, si on accepte de se lever à 5h30 un dimanche matin.







lundi 12 février 2018

Tour de l'Aiguillette du Lauzet


Le tour de l'Aiguillette du Lauzet, c'est une petite boucle sympa de 800m de dénivelé au départ du Pont de l'Alpe. Elle permet de monter au soleil au col de l'Aiguillette et de descendre de la poudreuse à l'ombre, quand y en a...



C'était pas notre cas, alors on a rallongé la boucle par un A/R au col du Chardonnet.
Le deal, c'était: si la neige est nulle, on redescend et si on voit plus rien, on redescend.



On est allé jusqu'en haut en bottant, mais ça valait le coup !









lundi 5 février 2018

Queyras, épisode 3



 
Décidément le Queyras est à la mode cette année. Pour le troisième passage de l'hiver là-bas, on continue d'explorer le beau potentiel de ce massif, à l'occasion du premier camp hiver du GUM, organisé par Amel. Avec au menu de ce week-end prolongé: les couloirs du Pic de Château Renard, puis du tricotage en bonne et due forme et on termine par une belle traversée par les combes Nord.



Ça commence vendredi à 5h30 par un réveil qui sonne toujours trop tôt. Mais c'est la meilleure façon de bien profiter de cette première journée. Après une semaine de beau temps, le manteau neigeux s'est bien stabilisé. Et avec la dizaine de centimètres de fraîche tombée hier, les conditions devraient être bonnes dans les couloirs.



On vise une classique du coin avant le labourage du week-end, le couloir Nord du Pic de Château Renard en boucle. Le soleil nous accompagne dans la remontée du vallon de Longet. 



Arrivés au col, on peut constater les dégâts du vent d'Ouest. Les faces Sud et Ouest sont ravagées...



En arrivant, au sommet du Pic, on se fait griller la politesse par 2 freeriders qui ont fait 74 mètres de dénivelé depuis le haut des remontées de Saint-Véran. Y a pas de justice !!
C'est pas la mort, le couloir est large et c'est les premiers à passer. Du coup, on a le temps de pique-niquer tranquille.



Quand on est bien congelé et que 2 autres free-randonneurs sont passés, on se dit qu'il est temps d'y aller. Le couloir est large, y a encore bien de la place pour faire sa trace et les conditions sont bonnes avec cette petite couche de fraîche. C'est du 4.1 tranquille.

Une fois en bas, on se dit qu'on s'est pas levé à 5h30 pour terminer la journée à 14h. Alors, on fait une grande traversée pour rejoindre le pied de la Baïonnette. C'est le couloir d'à coté, 100m et quelques degrés en plus, ça donne 4.3



Arrivés au pied du cône, on met direct les crampons aux pieds et les skis sur le sac sans passer par la case peaux de phoque et c'est parti pour 600m d'escaliers (à tracer).


 
Plus on avance et plus Amel se dit qu'elle va louper le jacuzzi à Ceillac.
Les condis sont top, plus de poudre, on aurait trop brassé à la montée et moins... on en veut jamais moins pour la descente.



Allez, dernier coup de cul et on arrive au sommet. 
Les 15 premiers mètres de neige posé sur les cailloux se désescaladent plus ou moins bien.



Et après, c'est tout schuss jusqu'en bas.



Les bonnes conditions rendent la chose agréable et facile à skier. Et cette fois, on est les premiers à tracer.
Voilà comment on arrive au gîte à 17h30, bien content de cette première journée.


Boris nous raconte la journée de Samedi.
Parking à Saint-Véran, -16°C au compteur. C'est quand même frais le Queyras. On a bien fait de prévoir une pente ensoleillée pour ce début de journée. 
 
 
 
Début de la montée, le col approche. Et là! La pente Sud sous les crêtes de Coste Puy nous appelle. La neige semble bonne, plein soleil : c'est parti pour le premier bonus. Montée efficace, les conversions s’enchaînent, et la crête est rejointe. 
 
Jolie vue sur la Tête de Longet où des copains se rendent: leur combe de montée est encore bien à l'ombre, ils ne doivent pas avoir chaud. Vue également sur une des lignes de descente imaginée pour notre après-midi : un semblant de cassure un peu trop marquée à notre goût nous fait adapter nos plans. Vue enfin sur la combe Nord du Coste du Puy, à nos pieds. Tellement alléchante.. Enfin chaque chose en son temps, la pente Sud du Coste du Puy est à point. 
 
 
 
Dépeautage, ski. Comme prévu, ça coule un peu sous les pieds - c'est de surface, mais c'est plutôt bon.. et ça passe trop vite. Repeautage pour remonter au Coste du Puy dans nos traces et profiter de la combe Nord. De retour en haut, les copains à la Tête de Longet sont toujours à l'ombre : bienvenue les onglées !
 
 
 
 La combe Nord n'a pas bougé. Vierge de trace, pentue, en poudre légère. Whaou. Qu'est-ce que c'est bon! 
 
 
 
En bas de la combe, à la lisière de la forêt, pas même besoin d'en discuter: c'était tellement bon qu'il faut retourner. Et c'est reparti : re-repeautage, nouvelle trace pour rejoindre le Coste du Puy : directe via la crête et skis sur le dos pour finir. Re-redépeautage et à nouveau, quelle neige!
 
 
 
Tout ça fait, et si on allait quand même réaliser notre plan du jour ? D'autant que le massif n'est pas très fréquenté et qu'une bonne partie du vallon ne demande qu'à être tracée ! Re-re-repeautage ; re-re-redépeautage pour quelques virages (parce que couper c'est tricher) ; re-re-re-repeautage (on se perd dans les "re") et direction le col des Estronques. Le soleil commence à baisser un peu, il n'y aura pas plus de bonus aujourd'hui.
Les peaux rangées, la combe est restée fraîche avec une neige légère et poudreuse à souhait. Les virages s’enchaînent. La glisse est excellente !
De retour au gîte, tout le monde a bien profité de la journée. Le soleil et les conditions étaient au rendez-vous. 2000m de hold-up en Queyras. 
Le tour simple des Costes du Puy est une petite boucle à moins de 1000 de déniv', avec montée au soleil et descente à l'ombre.
 
 
Dimanche, une bonne partie de la troupe va s'essayer à la cascade de glace à Aiguilles. C'est l'occasion pour nous de faire une belle traversée sans manips de bagnole. Les copains descendront avec. L'idée, c'est de monter au soleil et de descendre jusqu'à Aiguilles les versants Nord pour profiter de la poudreuse.
 
 
 
On commence donc la journée du Pont de Lariane, à quelques km du gite avec la belle lumière du matin. La neige est dure, la montée efficace. Thomas nous guide au col du Fond de Peynin. 
 
 
 
Première bonne descente de la journée dans le large vallon de Rasis. Moyennant quelques poussées de bâtons, on pourrait arriver direct à Aiguilles, mais on préfère remonter au sommet de Querlaye. 
 
 
 
Mêmes orientations, mêmes condis. Montée Sud-Ouest bien ravagée et descente Nord bien conservée. Avec un final dans les mélèzes pour slalomer.
 


On remonte au col de la Lauze dans une belle forêt et cette fois-ci,on se pause 50 mètres sous le col.
Au soleil et sans vent, on reste une bonne heure à discuter.
La journée se termine par la combe Nord du col de la Lauze en suivant le torrent de Fond Froide.
C'est pas aussi monstrueux qu'après le retour d'Est mais c'est bon a skier et on arrive à 1km d'Aiguilles après 1750m de montée et 2300m de descente. La bonne affaire.
C'était la belle surprise du séjour cette traversée par les combes Nord. A faire.

 
Participants : Amel, Yann, Guillaume, Boris, Thomas et Simon
Cliquez sur les photos pour en profiter en grand.
  











dimanche 14 janvier 2018

Retour d'Est, retour dans le Queyras


Le Queyras, situé à l'Est du massif des Ecrins, est traditionnellement protégé par ce dernier des perturbations atlantiques. Cependant, 2 à 3 fois par ans, des circonstances climatiques particulières provoquent le Retour d'Est et ce principalement sur la frontière France/ Italie.
 


 Une remontée depuis l'Est (la plaine du Pô) des masses d'air humides, chargées suite à leur traversée de la Méditerranée et poussées en direction des reliefs (froids) du Piémont italien et de la frontière française par le vent nommé Lombarde.



Ce phénomène de Lombarde venant de l'Est génère la condensation sur les reliefs alpins frontaliers (notamment le Mont Viso) d'un air chaud et humide accumulé en Méditerranée et dans les
plaines de Lombardie. Cette condensation provoque ainsi d’abondantes précipitations dans les hautes vallées piémontaises ... et du Queyras.



Après notre passage de décembre. Je m'étais dit que je reviendrai au prochain retour d'Est. Les reliefs doux et la forêt sont idéales pour profiter sereinement de ces grosses chutes de neige.



Météo France annonce sur l'Est Queyras 1m20 à 2000m et 1m50 à 1m80 au dessus de 2300m. Me revoilà de nouveau 3 semaines plus tard dans le Queyras.



Durant ces 4 jours on aura exploré de nouveaux coins.
Avec Loïc, on commence par le bois de Chalvet au dessus d'Aiguilles. La face sud est à skier avant que ça chauffe.
Et la face NE, qui doit rester longtemps  poudreuse, permet de boucler.



Le lendemain, Pierre nous rejoint et on va skier l'Eypiol. Classique du coin pour profiter de la poudreuse. Jamais décevant. On termine la journée au sommet de la Lauzière. Forcément en versant N la neige reste froide. Grandes courbes dans le haut puis final en forêt.



Vendredi, le groupe s'agrandit avec Étienne.
On monte au col de la Lauze par les anciennes pistes d'Aiguilles. Après une bonne première descente en Ouest, on profite de notre trace pour remonter au col de la Lauze.
La boucle par la forêt de Marassan sera la perle de la semaine. En suivant le torrent de fond froide, l'itinéraire est juste magique, surtout en grosse poudreuse...



Grand soleil et nouvelle équipe pour la dernière journée. Avec Aurel, Malie et Étienne, on monte au pic Traversier depuis St Véran.
C'est moins direct mais on est seuls et au soleil.



Première descente dans le vallon de Longet et vu comme c'est bon, on remonte au pic Traversier.
Maintenant il reste 800m de poudreuse jusqu'au pont de Larianne ou on a déposé une voiture ce matin. Après ces 4 journées de pur ski dans la poudre, c'est l'heure de quitter le Queyras.



On se retrouve là-bas au prochain retour d'Est, à moins que je déménage avant...
 Si vous voulez creuser le sujet, c'est par





jeudi 21 décembre 2017

Skiez malin, skiez mélézin


Skiez malin, skiez mélézin, c'est le titre d'un article de Guillaume Vallot, dans le dernier montagne magazine. Ça tombe bien, on passe quelques jours dans le Queyras et il a bien neigé. Conditions idéales pour exploiter le mélézin. Réserve à poudreuse l'hiver, le mélézin queyrassin est une forêt ouverte et lumineuse, un véritable paradis pour le ski de rando.
Ce qui frappe le skieur dans un mélézin, c'est ce sous bois étonnamment dégagé, aéré. À la descente, il offre un slalom naturel qui garde la poudreuse.



Dimanche, on se retrouve avec Aurel, Élise et Ben pour une classique du coin, l'Eypiol. Avec -15° au parking, on est content de commencer la rando au soleil. On rejoint vite le hameau de Valpréveyre et sa petite chapelle figée sous la neige. Face à nous se dresse l'Eypiol et son mélézin conseillé par montagne mag, cinfirmé par les guides du coin. On est pas les premiers, mais la forêt est large et ça nous évitera de tracer dans 30cm de fraîche. Parfait.
 
 
 
En montant, nos espoirs se confirment, la poudreuse est froide et légère. La forêt est aérée, idéale pour envoyer la sauce. On continue jusqu'au sommet même si la crête est bien pelée.
 
 
 
Le pique-nique est raccourci par un courant d'air qui nous congèle sur place. 
Allez vite, on chausse !
 
 

Effectivement ce premier run en forêt nous comble, la neige est parfaite et le ski profond.
Les arbres sont suffisamment espacés pour skier vite et slalomer. C'est le gavage.
 
 
 
C'est tellement bon qu'on remonte une 2ème fois jusqu'en haut de la forêt.
 
 
 
La lumière rasante rend la montée agréable et le virage, carte postale.
Voilà comment on se retrouve à pousser sur les bâtons pour rejoindre le roux (C'est le nom du parking) avec un grand sourire...


Après avoir fait chauffé les bras lundi dans les Formes du Chaos, on rechausse les skis mardi.
 
 
 
Petit kif aujourd'hui, on démarre sur la terrasse du gîte pour faire le tour du pic du Jaillon.
 
 
 
On traverse le jardin, puis le champ jusqu'à Arvieux, pour aller acheter du pain (Amel déchausse juste devant l'épicerie).
 
 
 
De là, on part plein Est en direction du ravin de Clapouse. Ça sent la journée seuls en montagne. On quitte la trace au pied du ravin pour le crux du jour. C'est raide, y a un paquet de neige et c'est plus marrant de slalomer entre les mélézins à la descente qu'à la montée.
Après une bonne trash, ouf, on retrouve le soleil et une pente raisonnable à 200m de déniv' du col de combe Laboye.
 
 
 
On enlève des couches et on profite de la vue sur le Viso. Comme prévu, y a personne dans le quartier.  Ça a sacrément soufflé et le col est tout decapé, mais aujourd'hui, c'est grand beau sans vent alors le pique-nique est bien agréable.
 
 
 
 Malheureusement la neige est pas beaucoup mieux en Nord, y a du bon, comme sur la photo et du moins bon, ou on évite les photos... Du coup pas de variante cette aprèm (mais y a de quoi faire dans le vallon). On retrouve de la bonne neige, dans la forêt, mais point de mélézins sur ce versant. Donc la descente est plus slalom que géant.
 
 
 
 Heureusement, on trouve toujours de quoi s'amuser.
Une belle boucle qui se fait dans les 2 sens en fonction des condis.
 
 
 Mercredi, pour être sûr d'avoir de la bonne neige, on retourne skier dans le mélézin.
Toujours sur les conseils de Guillaume Vallot, on va skier le Mourre froid en boucle par la crête du calme. Ce matin, c'est encore le grand beau. Et il fait presque bon au soleil...
Au départ de Prats Bas, on remonte dans les champs jusqu'à Prats Haut puis on rejoint la crête du calme. 
 
 
C'est effectivement bien calme ces sous bois avec cette lumière d'hiver et plus de traces d'animaux que de bipèdes. La fatigue des jours précédents, un peu de longueur et une trace à faire, font qu'on avance pas bien vite.
 
 
 
 Le ventre d'Amel gargouille alors qu'on sort à peine de la forêt mais il reste encore 300m jusqu'au sommet. Comme les jours précédents, une fois sorti du bois, la neige est toute soufflée. Ça tombe bien, la descente est prévue dans la forêt.
 
 
 
Finalement il fait bon au sommet du Mourre Froid et on profite de la vue panoramique pendant le pique-nique.
 
 
 
Effectivement, à la descente, la neige est poudreuse dès qu'on rentre dans la forêt.
On alterne les passages aérés et les passages plus denses ou le mélézin, premier arrivé, s'est fait coloniser par d'autres espèces.
 
 
 
Amel découvre avec plaisir la poudreuse du Queyras.
On termine la rando par un peu de plat pour retrouver la voiture, comme ça les peaux sont déjà sur les skis pour demain...


Pour jeudi, on a hésité entre plusieurs plans. 
Tricoter autour d'Abriès, pourquoi pas mais on était déjà dans le coin dimanche.
La forêt de Marassan, au dessus d'Aiguille, nous promet une bonne poudre froide, mais un départ et une arrivée un peu basse.
 Le bois de Maloqueste, au sud de Ristolas, est sûrement bien skiant mais on risque de passer la journée à l'ombre, alors qu'il fait grand beau.
Bref on n'a pas trouvé le plan parfait.
 
 
 
Mais hier, en face du Mourre Froid, on a vu une belle forêt de mélézins avec des prairies bien propices au ski. Orientées à l'Est, comme ça, on montera au soleil.
 
 
 
Rejoints par Aurélien, on monte dans le bois de St Simon (ça s'invente pas),
en direction du col des prés de fromage. On remonte les sous bois avec le sourire. C'est beau et la poudreuse est bien là. 
 
 
 
Effectivement cette première descente nous régale entre les prairies et les sous bois bien skiants.
100% mélézins, c'est parfait.
 
 
 
La trace est bonne, on remonte une 2ème fois au col des prés de fromage ou il y a un petit chalet pour manger au soleil. Pendant qu'Amel profite du petit banc au chaud, on va explorer le versant ouest du col avec Aurel. 
 
 
 
En jouant sur les contre-pentes, la poudreuse est restée froide et légère.
A l'inverse de nos skis à la remontée, qui bottent sacrément...
On retrouve Amel et pour la dernière descente du jour, on monte la crête en direction du Sommet Bucher jusqu'à la forêt l'Eyssard. La, j'ai repéré une combe Nord-Est, parce qu'aujourd'hui, ça chauffe.
 
On termine ce séjour queyrassin, comme on l'a commencé, dans la poudreuse, au son des Yehaaaaa...


Si vous avez lu l'article jusque là, bravo et vous l'avez bien compris, les forêts du Queyras sont un sacré terrain de jeu quand la neige est soufflée plus haut, ou que le risque d'avalanche est trop élevé.

Et quand on sort de la forêt, le potentiel est énorme, faudra revenir...



Les bons plans du local.