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mercredi 7 mars 2018

Polonie de vacances dans les Tatras



Si vous êtes pas trop lecture, le teaser du film est par là.
 

Pour les autres...
Le massif des Tatras se situe à la limite de la Pologne et de la Slovaquie. Les sommets ne dépassent pas 2600 mètres d'altitude mais la raideur et la latitude du massif lui donnent des conditions parfois plus rudes qu'il n'y paraît!
Bien que les refuges soient gardés une bonne partie de l'hiver, les Polonais pratiquent peu le ski de rando, ce qui renforce (parfois) le caractère sauvage du massif.
L'ensemble des Tatras polonaises et slovaques fait partie d'un parc naturel qui abrite plusieurs dizaines d'ours bruns, de loups et d'élans...


Dimanche 25
Dzindobre, Bonjour, il est 3h30. C'est l'heure de partir en Pologne.
Tout allait presque bien, on s'était un peu pommé en Suisse mais le timing était bon. Jusqu'au moment où il a fallu retourner à la voiture chercher les cartes d'identité. Première Gendronette et premier sprint de la journée.



Pas loin de louper l'avion, mais ouf, c'est passé juste.
Arrivées à Cracovie, on est agréablement surprises par l'efficacité des transports polonais.
5 minutes d'attente pour le train qui nous amène en ville, et après 5 autres minutes on démarre en bus pour Zakopane. Juste le temps d'acheter un petit pain au fromage et on continue le comatage dans le bus.



Première impression à Zakopane, ça caille sévère. On va donc se réchauffer au resto avec au menu: saucisses, brochettes, patates, bières et musique traditionnelle.
Le voyage commence bien. Faut juste rentrer en jogging à l'auberge pour pas congeler sur place.
Déniv' du jour: 0m
Dicton du jour: "Une bonne étoile c'est bien, un copain qui court vite, c'est mieux."


Lundi 26
On évite les vaches Kiri parfumées à la viande pour le petit dej et on quitte l'auberge, pompes de ski aux pieds.
On prend un bus pour aller au départ de la rando. Faut juste attendre que le chauffeur dégèle la serrure avec son chalumeau de poche (normal).



On a 8km de plat pour aller au refuge Chocholowska. Il fait beau, la piste est bien tassée et on est contente de démarrer le raid à ski (avec 1 mec pour 4 filles, le féminin l'emporte).
Le refuge est énorme et on en profite pour pique-niquer au chaud avant de repartir pour le Rakoń en boucle par le Grześ.



La trace est une vraie autoroute et on croise régulièrement des polonais crampons aux pieds. Peu à skis et encore moins en raquettes.
Après un premier arrêt au Grześ, le brouillard nous rattrape mais on continue l'arête jusqu'au Rakoń.
On voit pas grand chose mais tant qu'on voit des bornes frontières Pologne-Slovaquie c'est qu'on est sur la bonne route. Et on continue de croiser des Polonais qui sortent de nulle part.
On comprend mieux pourquoi ils trustent les hivernales en Himalaya (pendant que les bonbons et le bouchon du thermos ont gelé).



A 1878m, après une petite photo du totem au sommet, on commence la descente dans le jour blanc.
C'est pas drôle pour le premier mais ça donne la pente pour les suivants.
Plus bas, quand on retrouve les sapinettes, c'est du pur ski !!! Y a de la peuf. Vu la température, la neige peut rester froide.
On retrouve nos doigts et une trace bien tassée en fond de vallée qui nous ramène au refuge.



Après la douche, ce soir, on teste les spécialités locales, galettes de pommes de terre, jus de betteraves et riz à la crème et aux myrtilles. Les avis divergent...
Déniv' du jour: 1200m
Dicton du jour: "J'aimerais trop avoir une haleine de poulet"


Mardi 27
Ce matin, l'efficacité polonaise en prend un coup. C'est le bordel au petit déj. Tout le monde se précipite à l'ouverture à 8h pour commander son plat. Résultat, on attend un peu les oeufs brouillés, beaucoup le pain, trop la saucisse.
La bonne nouvelle, c'est qu'il fait plus beau que prévu. On monte à Trzydniowiański par la face Ouest. Le chemin tracé en rouge sur la carte est balisé en rouge sur les arbres. Et la trace est faite, trop facile !!
C'est trop beau et on est bien contentes d'être ici et de voir ce qu'on a fait hier.
Par contre, "j'ai chaud, j'ai froid, je mets la doudoune, j'enlève la doudoune, je mets les gros gants, j'enlève les gros gants, j'ai faim, j'ai envie de faire pipi..."



La face Est du Trzydniowiański est en grosse poudre et cette fois au soleil.
Tout le monde skie bien.
Arrivées au fond de la combe et après 10 minutes de pique-nique debout, on a toutes froid alors on remet les peaux en direction du Zadni Ornak. Pour la première fois, il faut faire la trace. "Enfin, c'est l'aventure" dirait Amel...



Ça se bache tranquillement mais on arrive à trouver la bonne descente pour éviter les parties trop raides. On rejoint rapidement les sapinettes et les 30cm de poudre. Dément, comme on dit. Un pti final dans la rivière en mode bartasse et on arrive rapidement au refuge Ornak.



On se croirait à l'hôtel, douches chaudes, binouze, wifi, petite chambre en bois et spécialités polonaises. Sur les conseils de Tomek, qui nous traduit le menu, pour vous ce soir, Sev' a testé le pancake au fromage avec sa sauce à la crème sucrée.
Pas facile la vie de végétarienne en Pologne...
Déniv' du jour: 1350m
Dicton du jour: "Tu peux péter, je me sentirais moins seule"


Mercredi 28

Aujourd'hui, on temporise une journée pour faire la belle étape sur les crêtes, demain sous le soleil.
Mais finalement il fait plutôt beau ce matin aussi et tant mieux !



Après un gros petit dej', on commence par partir dans le mauvais sens. C'est mieux une fois qu'on suit les balisages verts. Ça démarre en douceur dans la forêt. On commence à être rodé sur l'habillage pour pas prendre froid. Perso, je pars maintenant avec les gros gants, histoire d'éviter l'onglée de bon matin. Jojo trace la dernière partie avant le col Tomanowa. Ça a du bon d'arrêter de fumer.



 Il fait beau, la neige est fraîche, les sapins sont bien plâtrés, on est bien !!
Arrivées au col, on bascule côté Slovaquie pour fuir les nuages. La poudreuse est bien là. Yeha !!
Le froid aussi. On invente la chorée de l'onglée pour se réchauffer.



 La redescente du col Tomanowa est aussi agréable côté Polonais et on arrive vite au refuge Ornak pour le pique-nique.
Aprem tranquille au chaud, avant une spécialité pour le diner, le fromage poêlé servi avec de la confiture de cranberrie. J'adore !!!
Déniv' du jour: 800m



Dicton du jour: "Après j'ai froid, j'ai froid, j'ai froid, j'ai faim, j'ai faim, j'ai faim"


Jeudi 1mars
Matinée sous le signe de l'efficacité. Quand les portes de la salle à manger ouvrent à 8h, les sacs sont faits, les peaux collées, les filles habillées...
Premières à commander, premières servies.
Et ce matin, on part direct dans le bon sens en direction du Ciemniak, premier sommet de notre traversée sur les crêtes.



On trace la deuxième partie de la montée, non empruntée par les marcheurs-alpinistes polonais. Une longue traversée au soleil, l'occasion d'enlever des couches et même pour la première fois de la semaine, de monter sans gants.



L'arrivée au sommet du Ciemniak à 2096m (whouou) est magique. La vue est super dégagée, on voit ce qu'on a skié les jours précédents, Zakopane et la suite du programme.



C'est beau mais au bout de 20 minutes de pique-nique, ça caille.
Après le Ciemniak, on monte au Krzesanica puis au Malolaczniaak avant de finir au Kopa Kondracka.



Quand les Polonais en crampons nous voient descendre en peaux, chaussures ouvertes, on comprend pourquoi personne fait du ski ici.



La poudreuse espérée dans la descente du Kopa Kondracka est sûrement partie avec le vent. Mais il en reste un peu plus bas.



Quand on arrive au refuge Kondratowa, l'ambiance change, fini les marcheurs alpinistes tout en noir, on croise plein de skieurs de rando sapés à la Chamoniarde.
Espèce jusqu'alors plutôt rare.



Il est temps de penser à la suite. Comme on a temporisé une journée, on a pas de résa pour demain soir. Le refuge qu'on visait est full. On essaye d'en appeler trois autres. Tout est complet.
Soit il fait pas souvent beau le week-end, soit les Polonais sont vraiment énervés.
Sûrement un peu des deux. Mais vu qu'on voit des mecs débouler la barbe gelée et la frontale allumée dans le refuge tous les quarts d'heure, on penche plutôt pour la deuxième solution...
On se croirait à Chamrousse un soir de pleine lune.
Du coup, après le plan A, le plan B, le plan C, on passe au plan Z comme Zakopane.
On termine la traversée demain, enfin on essaye...
Déniv' du jour: 1340m
Dicton du jour: "Après la pluie, vient le mauvais temps".


Vendredi 2
Quand hier soir, on a passé un bon moment à discuter avec les 2 gars qui ont débarqué à 22h, pompes de skis aux pieds, dans le dortoir en mode, "vous êtes bien étalées mais c'est où qu'on dort ?", on se dit que les Polonais sont bel et bien motivés. Le mec vient de Varsovie (ce qui équivaut à la distance Paris-les Alpes) et là ils descendent tout juste du Giewont, le Chamechaude du coin (à la frontale bien sûr).



Ils nous confirment que le week-end, tous les refuges sont pleins, que le ski de rando est en pleine expansion, et que si tu veux montrer au Giewont l'été, mieux vaut partir tôt pour éviter les bouchons au sommet.



On comprend rapidement lors de notre première montée au Kasprowy Wierch, qu'on ne va pas terminer la traversée aujourd'hui.
Tous les sommets sont dans la crasse et ça souffle tellement qu'on sent pas vraiment le redoux.
On traverse la station de Kuźnice, et en une descente, on est au bout du domaine (et du nuage). De là, on remonte au lac de Gasienicowy.



Le dernier col de la traversée est bien bouché, du coup plutôt que le passer dans le jour blanc et s'envoyer un long plat pour rentrer, on va visiter un couloir au dessus du lac (dans les 4.1).



 C'est pas la poudreuse de cinéma mais on est toujours mieux que les Polonais qui grimpent l'éperon de droite. Aller piocher la touffe d'herbe par ces températures fait moyennement rêver. On profite des pistes de la station pour redescendre à quelques kilomètres de Zakopane.
Un pti coup de navette et on retrouve l'Hostel, où notre malheureux colocataire d'un soir nous regarde envahir le dortoir et faire sécher toutes nos affaires. Je vous laisse imaginer l'odeur...
Pour ce dernier soir à Zakopane, on se trouve un bon resto. Bières, salades, plats, desserts... On se dit qu'on va faire péter la note, 240 zl, 12€ par tête!
Déniv' du jour: 1200m
Dicton du jour: "On prend pas de risques."



Merci aux filles du GFHM, pour toute cette rigolade. Vous êtes au top !!




Tatras pratique.


Avion.
76€ l'A/R Genève Krakovie avec Easy-Jet.
Pas besoin de prendre un bagage spécial pour la housse à skis, un bagage en soute suffit.



Refuges tout confort (plus proche de l'hôtel). Chambres de 6, eau courante, électricité, wifi, douches chaudes et menu à la carte. Faut juste penser à prendre une paire de chaussons.
On avait réservé certains refuges mais pas tous. Et le week-end quand il fait beau, tout est full dès le vendredi soir. Tarif environ 10€ la nuit. Dinner complet pour 10€ et 3/5€ le pti dej'.

Carto
On avait une carte papier au 25.000 achetée sur le net qu'on trouve à tous les coins de rue à Zakopane. Plus une application, Trails Tatras qui nous localise sur un fond de carte moyen style Esri World Topo Map (fonctionne hors réseau). Bien utile en cas de jour blanc.

BRA
On peut le consulter sur le site lawiny.topr.pl. Le niveau de risque (1 à 5) est affiché à l'entrée du parc et dans les refuges. Pas plus d'infos.

Pique-nique
On peut acheter de quoi faire un sandwich dans les refuges (pain, fromage pas testé, jambon). Ou commander un plat si on arrive tôt.

Bus
Cracovie-Zakopane pour 4€ avec des départs très réguliers.
Au départ de la gare routière de Zakopane, départ toutes les 20 minutes pour rejoindre le terminus de la route pour le refuge de Chocholowska

But
La traversée est Ouest-Est et les vallées plutôt Nord-Sud. Il y a souvent une option plus plate pour passer d'un refuge à l'autre. En cas de but nivo ou météo, toutes les vallées redescendent vers Zakopane moyennant un peu de ski de fond, donc pas de pression.


Matos
On a baladé les crampons et le piolet toute la semaine. Mais ils auraient pu servir, sur les crêtes par exemple. Le bout de corde est restée au fond du sac et aurait pu rester à la maison.








lundi 29 mai 2017

Les 4000 de Saas-Fee


Mardi matin, je suis tranquillement en train de prendre mon petit dej' torse-nu dans un champ du Vaucluse avec vue sur le Mont Ventoux. Spirit peace and love, c'est l'esprit du voyage à vélo.
Le téléphone sonne et les affaires reprennent. A priori il y a un créneau météo pour aller skier les 4 jours de l'Ascension en Suisse autour de Saas-Fee. Ok, je suis motivé mais je peux rien organiser...



Mercredi aprem', je termine à Sète les 700km de la Via-Rhona autour d'un beau plateau d'huitres partagées avec mon frère Louis et sa copine Lauriane (merci pour l'accueil, vous êtes au top!). On va se baigner pour parfaire mon acclimatation méditerranéenne. 



24 heures plus tard, avec Ben et Amel, on chausse les skis vers 3000m pour rejoindre Brittania Hütte. Petite mise en jambe, heureusement car le changement est brusque et les sacs sont lourds.



Le refuge est complètement full du coup en bons français, on s'installe pour cuisiner dans le local d'entrée. C'est l'avantage de la Suisse, même le placard à chaussures est confortable, éclairé et bien rangé !

Être en hors-sac nous permet de nous réveiller 1 heure après tout le monde, de petit-déjeuner et de nous préparer en douceur alors que la chenille avance doucement sur le glacier. Faire la queue pour aller aux chiottes à 4h30 du mat', y a plus marrant. Car à Brittania quelque soit le sommet et l'orientation visés, le petit dej' est à la même heure pour tout le monde.



Aujourd'hui, on vise notre premier 4000, le Strahlhorn. C'est parfait pour une reprise. Le glacier est bien bouché et la pente molle. 



On profite de cet environnement magnifique tout en essayant de retenir le nom des sommets voisins, Rimpfischhorn, Fluchthorn, Adlerhorn...


 
Après un petit coup de cul, encore un peu de plat sur l'arête et on arrive au sommet du Strahlhorn, 4190m, premier 4000 du séjour. Yehaaaaaa !


 
La caravane est passée et on pique-nique tranquillement au soleil en attendant que ça décaille.



La descente sur glacier se passe tout en douceur, des virages en moquette, un schuss, à nouveau quelques virages...


 
Bref, c'était top pour se mettre dans le bain.



Maintenant, on a toute l'aprem' pour lire le seul bouquin en français du refuge sur les légendes du début du siècle en pays Genevois, tout un programme.


Samedi, on part en direction du Rimpfischhorn. Les sacs sont plus lourd car ce soir on dort à Täschhütte. 



Le long plat vers Allalinpass nous permet de repenser à ce que nous disait hier, un pote au refuge, sur sa descente du Rimpfischhorn "qui secouait les chaussettes". Une face Nord-Ouest en fin de matinée, même fin mai, c'est rarement un bon plan.



Justement on monte face à la Nord-Est de l'antécîme Nord du Rimpfischhorn. Une belle pente de 600m tout en neige qui est en train de chauffer au soleil du matin.
Ça faisait longtemps qu'on avait pas changé de plan. Alors après une petite dépose de bouffe, gaz, popotte, fringues vers l'Allalinpass, on met le clignotant à gauche.



Nos espérances se confirment dans la montée, c'est en train de ramollir doucement. On laisse les skis à 3900 pour terminer les 100 derniers mètres à pieds par une belle arête sur fond de Strahlhorn.



Un tas de caillou fera office de summit 



et c'est le 2ème 4000 qu'on coche.


 
La descente sera magnifique avec des virages carte postale sur fond de Stahlhorn



d'Allalinhorn 



 de Fluchthorn


 
 et de Mischabel



Le temps d'un casse-croute et la face Ouest de l'Allalinpass est à point. C'est tout doux et cette fois-ci, on passe au virage Cervin. Une petite remontée en plein cagnard et on bascule dans le vallon de la Täschhütte. La combe est orientée Ouest et la moquette toujours aussi bonne.
Décidément aujourd'hui, on s'est gavé !!



On laisse les skis à 300m au dessus de la cabane et on termine en ramasse puis à pied.
Le refuge est en mode hiver, 12 personnes pour 10 places mais l'ambiance est super bonne et on discute bien avec des Suisses francophones autour d'un apéro partagé.



C'est juste bizarre de pas monter de réchaud mais de faire faire tourner le poêle toute la nuit et de couper du bois à 3h30 du matin pour faire chauffer le thé ???



Et oui, c'est dimanche et on se lève à 3h30 pour skier l'Alphubel. On a beau être à 4000, ça descend en Est et ça chauffe fort. 



Départ à pied mais avec un sac léger de la cabane, on fait le plein d'eau à la rivière et 300m plus haut on récupère nos skis. Encore 400m et on ramasse la corde et le matos de glacier laissés la veille. 



Aujourd'hui, y a pas de plat et rien de tel qu'une bonne montée à l'ombre pour être efficace !!
On retrouve le soleil et un couple de français à l'Alphubeljoch (le col à 3771).



 Ils montent par l'arête Sud. Ça a l'air plus direct, en bonne condi et ça permet de faire le sommet en boucle. Clin d'oeil du destin, on les suit. 



Après le froid de la combe Ouest, c'est le cagnard sur l'arête mais la vue sur les sommets skiés les jours précédents et tous leurs copains est massive (renforcée par une belle mer de nuage coté Italien). 



On termine en crampons la pente finale et c'est le summit de l'Alphubel 4206m. 



3ème 4000 en 3 jours. Belle coche. Après un morceau de fromage, on descend vers 10h et c'est déjà bien transfo. 



On croise les pauvres cordées qui ont du partir à 5h de Brittaniahütte (chez les fabricants de montre, on rigole pas avec l'heure) et qui montent en plein four avant de descendre dans une neige qui sera trop molle (comme les ponts de neige...).

L'itinéraire évite les zones trop crevassées et ça tombe bien car par endroits c'est déjà bien mou. On rattrape les pistes de Saas-Fee qui nous offrent du bon ski (plus à l'ombre). On déchausse vers 2250 après quasi 2000m de descente. Dément. Il reste 300m de portage jusqu'à la station et quelques taches de neige nous permettent d'en skier la moitié. C'est la bonne surprise du jour.
Du coup, c'est avec le sourire qu'on paye les 42 CHF de parking pour les 4 jours.
Conclusion, la Suisse c'est cher mais qu'est ce que c'est beau !!


Merci Amel pour la préparation, les courses et l'orga au top. Merci Benoît pour tes beaux virages carte postale.



Infos pratiques, sortez les CHF...




Parking à Saas-Fee payant, pour 4 jours= 42 CHF !!
Du parking, compter 20-30 minutes de marche jusqu'au téléphérique de Felskinn.

Le téléphérique est ouvert jusqu'au 28/05 pendant l'inter saison. Quand la station est fermée il n'y a qu'une seule benne tous les jours à 16h30, et exceptionnellement une à 7h30 (ou 8h30?) le samedi matin. Prix: 40CHF.

Nuit à Britanniahütte : Il y a 1/2h de ski à plat depuis le haut de la benne au refuge (autant dire, vous pouvez charger les sacs). 26+2 CHF avec carte CAF ou 36+2 sans carte CAF, en hors sac (pas de salle hors sac). Il y a l'eau courante dans les sanitaires (a priori non potable pour les Suisses, la bonne blague:-). On réserve en ligne sur le site. Le refuge passe en mode hiver quand la benne ferme (28/05).

Täschhütte: non gardée depuis la mi-mai, 10 places dans le local d'hiver, couvertures, poëlle, bois, vaisselle. La rivière est à 10 minutes à pied. Possibilité de monter en 1h30 depuis le parking en bas. 500m de déniv' et un parking gratuit (le seul de Suisse?). 200m de déniv' cette année pour chausser les skis depuis le refuge fin mai.

On peut accéder aux cartes Suisses sur http://www.swissgeomap.ch
On n'a pas testé l'application.


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