mercredi 25 juillet 2018

A la santé du Pisco, 5752m !


Etre au sommet du Pisco, c'est un peu une revanche!

Notamment de notre but il y a deux ans au Chulu West (Népal). Cette fois, on se dit qu'on va prendre un itinéraire plus parcouru pour ne pas avoir à faire la trace, trop fatigant á ces altitudes. Nico et Claire nous ont bien vendu ce sommet lors d'un précédent voyage, c'est donc sur lui que nous jetons notre dévolu.



Après s'être bien acclimaté lors de notre trek de Los Cedros, deux jours plus tard, les affaires sont prêtes pour tenter le sommet. C'était sans compter sur le riz aux crevettes qui m'a fait régurgiter toute la nuit... En attendant que mon estomac se remette, Simon part tenter un sommet facile en solo...  mais revient le lendemain lui aussi terrassé par la maladie...

Afin de garder l'acclimatation et en attendant que Simon sorte du lit, je me fais une petite Laguna 69 en solo, le comble...;-)



Aujourd'hui, c'est enfin parti. La maladie n'est plus qu'un souvenir et le créneau météo est au rendez-vous. Un combi et un taxi plus tard (allongé dans le coffre pour Simon), nous voilà à Cebollapampa pour rejoindre le refugio Perù (4675m). On monte tout doux et 3h plus tard nous y voilà. Les refuges péruviens ont été construits en partenariat avec l'Italie et c'est sans surprise que les gardiens sont italiens, que la musique est italienne, que les fanions du CAI décorent la pièce... Du coup, je suis complètement perdue, je ne sais plus si je dois répondre en italien, en espagnol ou en anglais, ici c'est complètement international!

Après un bon plat de pasta bien "al dente" à cette altitude, je commence à me sentir un peu flagada... Une fois au lit, j'ai du mal à respirer et le retournement me fait haleter comme un toutou... Seraient-ce les premiers signes du "sorroche", le mal des montagne local? Je commence déjà à faire une croix sur le sommet... mais un peu avant minuit on dirait que ça va mieux: ça tombe bien, on se lève à 1h! Il y a deux autres cordées pour le Pisco ce matin, une cordée de trois jeunes chiliens bien sympas et une cordée d'un soi-disant guide péruvien et sa cliente/amoureuse. Je dis soi-disant car dès le matin, quand il prend la photo de l'approche alors qu'hier soir il disait connaître le coin, j'ai des doutes... 

1h45, c'est parti. Rapidement, ça bouchonne au niveau de la chaîne pour accéder au glacier... Il est bien connu pour être paumatoire, et cela se confirme... Je remercie Simon d'avoir été repérer l'approche hier soir! Le temps de s'équiper au pied du glacier, les deux autres cordées nous rejoignent. 



C'est assez étrange de cheminer de nuit entre ces énormes crevasses, heureusement la trace est excellente ! Arrivés au col, il fait toujours nuit mais après une petite demi-heure, les sommets alentours commencent à prendre la douce lumière du soleil... Rose puis jaune... C'est grandiose...



Même si cette ascension n'est techniquement pas difficile, le cheminement de nuit, le louvoiement entre les crevasses et l'altitude en font tout de même une course d'ampleur. 



La suite se déroule sans encombre. Le sommet se dévoile enfin ainsi que deux cordées qui ont du partir du camp moraine. Nous restons au même rythme tranquille, "le pas andin" comme on dit ici... 



Un petit raidillon au-dessus d'une belle crevasse me fait souffler... Et en voyant que je commence à mettre le frein à main, Simon repasse devant...



Por fin, el PISCO!! 5752m!!! Yihaaaaa!!! La vue sur les glaciers est superbe, on pose devant le Chacrajaru pour la photo de famille ! On a vraiment de la chance car il n'y a presque pas de vent au sommet, ce qui ne m'empêche pas d'avoir deux doudounes, deux bonnets, les gros gants et les chaussettes chauffantes!!



La redescente s'effectue très rapidement; on rejoint les cordées du camp moraine avec leurs guides qui nous offrent même des biscuits, trop sympa!

Retour au refuge par la crête au dessus de la belle Laguna Matacocha...
Je dois avouer que la partie la plus technique fût pour moi la remontée avec la chaîne : une main sur la chaîne, l'autre qui essaie de rattraper les bâtons qui tombent de mon sac... Bref, un moment mémorable;-)



Au refuge, on se laisse tenter par une belle assiette de Papas fritas y Huacamol... Un délice bien mérité !

Retour à Huaraz, avec l'envie de repartir là-haut...

Texte: Amel







Pisco pratique 



Combi jusqu'à Yungay pour 5 soles.
Puis de la gare routière, il y a des taxis qui montent à Cebollapampa, 20 soles par personne (Même si on voyage dans le coffre). 15 soles à la descente...
Sinon taxi privé de Huaraz, 170-200 soles l'aller.
On avait pensé se greffer sur un groupe qui allait à la laguna 69, mais ça rallonge le trajet de 2h avec les pauses photo et petit dej' et faut partir à 5h du mat'.

Refuge
Plutôt 3h que 2h d'approche avec le sac.
Nuitée 45 soles.
Demi pension 99 soles.
Possibilité de commander un plat (petites portions). 



Pour pas se paumer sur la moraine.
Déjà monter voir à quoi ça ressemble la veille (20 minutes depuis le refuge).
Le glacier est ici un champ de cailloux (mal rangés).
Après la descente de la rive droite du glacier (chaine), on suit un sentier bien cairné qui traverse le glacier perpendiculairement. Jusque là tout va bien. Puis le sentier oblique vers la gauche (amont, ouest) pour longer la rive gauche du glacier (sur une crête ou dans une combe).
C'est la qu'il faut faire attention!! On doit quitter le sentier pour rejoindre une dépression dans la crête de la moraine à droite (petit col qu'on est censé avoir repéré la veille). On est alors sur une sente peu marquée mais le crochet (nord-est) est bien visible sur Maps.me.
Du petit col, un bon sentier nous amène au pied du glacier. Fin des problèmes d'approche...










mercredi 18 juillet 2018

Trek Quebrada los Cedros





Après, ces 2 premières randos d'acclimatation, on attaque notre premier trek, Quebrada los Cedros.
Il traverse en 6 jours la cordillère blanche d'Ouest en Est en passant au nord de l'Apamayo par plusieurs cols à plus de 4500m.
Plus sauvage et moins fréquenté que le célèbre trek de Santa Cruz qui remonte la vallée au sud de l'Alpamayo en 4 jours.



J1
Conay au spot de bivouac à 4000.
D+ 1300m

Le Combi nous monte jusqu'à Conay.
Après avoir payé notre ticket d'entrée dans le parc, on commence la marche.
Le sac est lourd (moins qu'au Dhaulagiri mais 6 jours d'autonomie, ca pèse aussi). Heureusement, ça attaque en douceur. On fait une grande traversée vers le nord parfois sur un chemin, parfois sur la piste.



Parfois on croise un cochon en laisse, parfois un troupeau de biquettes.
Les Péruviens nous saluent, nous indiquent la route, bonne ambiance.
C'est à Hualcayan que la montée démarre vraiment (comme les autres randonneurs).
Y a bien un mec qui essaye de nous vendre un ticket de péage, mais pas de chance pour lui, on vient de filer un bon billet pour l'entrée dans le parc y a quelques heures, alors on lâche rien.



La montée est agréable. Amel discute (en espagnol) avec le cuistot des Allemands pendant que je suis le groupe de mules (pas trop près quand même, la mule a des gaz).
On monte avec la vue sur les petites parcelles multicolores du plateau de Hualcayan.



Ce soir, on bivouaque à 4000m. C'est le grand luxe, l'herbe est moelleuse, la rivière à 20 mètres avec la vue qui va bien.
On y croise 2 tchèques qui marchent aussi en autonomie.
Peut être juste quelques vaches un peu trop curieuses pour Amel...




J2 
Spot de bivouac à 4000 à la laguna Cullicocha
D+ 900m



Petite journée, on arrive en fin de matinée à la laguna Cullicocha (4625m). On aperçoit les premiers sommets de la Cordillère blanche. C'est beau mais ça souffle tellement fort qu'on va plutôt pique-niquer bien à l'abri, du vent et de la vue...
On hésite un peu à continuer mais le vent, les nuages et la perspective d'un bivouac encore plus haut nous poussent à poser la tente dans un coin plus ou moins à l'abri.
Voilà comment on se retrouve posé dans le duvet à 14h.
Bizarrement on est vachement moins hyperactif à 4600m. Et on se contente très bien d'une aprèm tranquille à bouquiner et à écouter des podcasts.



Les randos d'acclimations ont été bénéfiques et on est plus frais que nos collègues tchèques qui ont pas l'air au top.
Comme on se contente bien d'une aprem à la cool, on se contente bien de diner à 18h et de se coucher 2h plus tard !!
Mais tant qu'on a faim, c'est que tout va bien !!!



J3
Laguna Cullicocha à Jancarurish
D+ 800m

Ce matin, bonne surprise le vent est tombé et les nuages sont partis.
Après avoir degivré la tente, on monte au paso Cullicocha, le premier col du trek à 4850m.



La vue sur le Nevado Santa Cruz rend la montée bien agréable. D'autant qu'on se sent en forme, plutôt acclimatés.
Jusqu'au moment où on se fait doubler par deux trailers, short, tee-shirt et sac de 5l sur le dos. Rencontre plutôt inattendue à l'altitude du Mont-Blanc. Même si on en croise de plus sur le toit de l'Europe...



Je partage la montée du 2ème col du jour, le Paso Cedros (4750m) avec 3 autres coureurs qui m'expliquent qu'ils participent à un trail par étapes pendant 8j avec le staff qui suit à dos de mules.
Forcément y a une majorité de Français dans les participants. Ils sont fous ces Gaulois doivent penser nos amis tchèques qui se demandent combien de temps vont leur prendre les 7h d'étape...



Après un pique nique à Ruina Pampa, on remonte une longue vallée en pente douce jusqu'à Jancarurish.
Les vaches broutent tranquille à plus de 4000, normal...
Amel partie devant discute toute la montée avec le guide des trailers.
"Ca passe beaucoup plus vite en discutant."
Encore un spot de bivouac 3* au pied de l'Alpamayo, au bord de la rivière.



J4
Jancarurish à Huilca
D+ 880m



Un dernier petit coup d'oeil à l'Alpamayo qui prend le soleil du matin et on monte au Paso Caracara.
Après un démarrage assez raide, la pente se calme et on retrouve des têtes connues. Les tchèques, les trailers.... Et ça discute...



Ils font moins les malins en short au col à 4830m avec  un vent à décorner les mules.
D'autant que les 100 derniers mètres se font les pieds dans la neige...
De l'autre côté du col s'ouvre une longue vallée large et bien plate, idéal pour le pique-nique.
Une petite remontée et on arrive au Paso Mesapampa.



La vue sur les faces des Pucajirca est grandiose.
On décide d'aller camper au pied de ces grandes faces glaciaires au bord de la laguna Safuna.
Après le diner et alors qu'on est prêt pour la nuit, on entend des voix, des pierres qui roulent, on voit des lumières...
Là, on repense aux deux mecs bizarres qu'on a croisés dans la dernière descente. Ne voulant pas passer la nuit à guetter chaque bruit suspect, seuls dans ce cul de sac...
On choisit la tranquillité, c'est à dire on replie la tente et on va la replanter à Huilca à côté des autres groupes à 1h30 de marche.
Une fois au Maroc, nous a suffit.
La rencontre de nuit avec un troupeau de lamas fut assez surprenante. Et c'est guidés par les locaux qu'on arrive à Huilca, pour s'endormir l'esprit tranquille.



J5 
Huilca à Jacapampa
D+ 670m



Forcément après notre petite marche nocturne d'hier, ce matin, ça pique.
Le temps de faire sécher la tente et le duvet mouillés par le givre, on part bons derniers.



Ça commence tranquille avant un coup de cul pour aller au col Yanacon (4610m)
Place idéale pour admirer le Pucajiraca Norte.



On passe un bon moment au col à causer avec des Suisses qui vont dans l'autre sens.
On prend des infos sur le Pisco, la cordillère Huayhuash 
L'arrivée à la Laguna Sactaycocha a des airs de jardin d'Eden.
Une grande prairie, des chevaux et des vaches en liberté, des petites ruisseaux qui coulent jusqu'à la Laguna entourés de montagnes.



Malheureusement, et pour la première fois du trek, on n'arrive pas à trouver la sortie du paradis. On est paumé, quoi.
La carte au 100.000 ème nous aide pas vraiment Et c'est Maps.me qui nous sort de ce mauvais pas.



On finit la journée à Jacapampa, encore un petit paradis. Cette fois-ci, la grande plaine où broutent moutons, chevaux et cochons est dominée par un énorme cirque (genre Gavarnie), surmonté par le front d un glacier.



Grosse ambiance au camping ce soir, ça discute dans un mélange d'allemand, de tchèque, d'espagnol, d'anglais et de francais...
C'est sympa de recroiser les mêmes têtes régulièrement et c'est ici que nous apprenons que la France est championne del mondo !!
On en était resté à la demi finale contre la Belgique apercue par hasard dans les rues de Huaraz. Tiens y a des mecs en bleue à la télé !!!



J6
Jacapampa à Pomabamba
D- 800m



Hier avant d'arriver à Jacapampa, on avait déjà senti un changement.
Le retour de la végétation, tiens des arbres, ça fait un moment qu'on en avait pas vu.
Aujourd'hui, c'est le retour à la civilisation, des gens, des potagers, des écoles et un petit sandwich à l'omelette pour la pause.



Ça fait toujours son effet, après quelques jours passés là-haut.
Ça m'avait fait la même chose dans le Khumbu au Népal.
Pour nous le retour à la ville commencera par un gros poulet frites.
Après une semaine d'avoine, de sandwichs et de pâtes à la soupe, il est apprécié !!!



Au final, Quebrada los Cedros est un trek tout à fait recommandable. 6 jours de marche, c'est un peu ma limite pour le poids du sac quand on marche en autonomie. On croise de l'eau régulièrement, pas besoin d'en porter des litres.
Il y a plusieurs possibilités pour les spots de bivouacs, ce qui permet de moduler les étapes en fonction de la forme, les envies...
On a souvent campé dans des spots 3* avec vue et eau courante.
Avec 4 cols entre 4860 et 4610, on s'ennuie pas. Mieux vaut juste être acclimaté, car on passe les 4000 rapidement pour ne plus les quitter jusqu'au 5ème jour.


Quebrada los Cedros pratique

On a pris la solution locale pour rejoindre le début duTrek.
De Huaraz collectivo pour Caraz, 7 soles.
Puis moto-taxi pour changer de gare routière, 2 soles.
Et collectivo pour Conay, 15 soles.
Y a sûrement plus rapide, plus direct mais pas moins cher !
On a vu des colectivos qui montaient jusqu'à Hualcayan, mais pas au départ de notre gare routière.



Billet d'entrée dans le parc national, 150 soles, valable un mois. 

On  croise de l'eau régulièrement mais aussi des vaches, alors mieux vaut la filtrer...

Globalement, pas de soucis d'orientation, il n'y a souvent qu'un chemin. Pas toujours visible de loin, mais souvent bien marqué par le passage des mules.
Penser juste à prendre bien au sud pour quitter la grande prairie avant la Laguna Sactaycocha.

Aucun ravito possible en route, mis à part une bière le 5ème soir.

Retour en Bus pour Huaraz, 25 soles pour 8h. Tape-cul...






Acclimatation à la Laguna Churup et la Laguna Wilcacocha.


On est bien arrivé à Huaraz au terme d'un long voyage. Un tram, un bus, trois avions, un taxi, une demi nuit à Lima et 8 heures de bus plus tard, ouf, on découvre le Chamonix local.
Petite ville posée à 3000m au pied de la Cordillère blanche.
Le soleil et la vue sur les sommets enneigés font plus rêver que le crachin et le béton de Lima.
Comme ils annonçent grand beau, on fait une première rando pour aller voir les montagnes de plus près et s'acclimater (plus ou moins) en douceur.



On monte à la laguna Churup au pied de la belle face West du nevado Churup.
Ça commence en douceur à travers les petits villages et les champs à flanc de montagne. Les péruviens sont sympas, disent bonjour, nous indiquent la route et parfois commencent à discuter. 



1000m de déniv plus haut on arrive au bord de la luguna Churup.
La vue est à couper le souffle. Normal on est à plus de 4400m.
Le sac léger et la sieste au bord du lac sont bien appréciés.
On avait prévu de prendre un fourgon pour raccourcir la descente de moitié  mais c'était sans compter sur le fait qu'un autre minibus était passé au travers d'un pont de fortune dans une zone de travaux. Bloqué pour un moment.
Bref une bonne première journée !!



Le lendemain, au réveil, ça tiraille les jambes et la tête. On est peut être monté un peu haut hier en oubliant la fatigue du voyage et le décalage horaire. On vise donc une rando plus cool de l'autre côté de la vallée pour admirer la cordillère blanche avec plus de recul.
On monte donc à la laguna Wilcacocha. 600m de D+ pour une arrivée à 3700m.
Ça monte tranquillement, on discute avec quelques péruviens dans la montée.



Plus on monte et plus la vue se dégage. C'est classe mais ça a pas l'air facile. Des grosses montagnes bien raides et des glaciers mouvementés.
On sent qu'on est moins haut qu'hier et on arrive vite à la laguna en meilleur forme que ce matin.
Le sandwich à l'avocat acheté ce matin pour 1 sole complète ce beau tableau.



Rubrique pratique.
1€ = 4 soles

Maps.me
Appli bien utile pour la ville (arrêts de bus notés)
et les randos (sentiers marqués). Une fois la carte chargée, ça marche sans connection et on peut se géolocaliser.

Laguna Churup.
On a sûrement loupé la navette qui part de l'avenue Augustin Gamarra.
Du coup on est monté en taxi à Llupa pour 10 soles par personnes. Pour 10 de plus, on part de Pitek, 500m plus haut. Ce que font la plupart des randonneurs.
Droit d'entrée dans le parc à 30 soles la journée.
Descente de Llupa en collectivo pour 3 soles par personnes.
Belle rando, sûrement mieux à faire le deuxième jour, car ça monte déjà haut.

Laguna Wilcacocha.
Prendre un collectivo (ligne E ou 10) pour San Nicolas à côté du Mercado central (arrêt noté sur Maps.me) pour 1 sole.
On peut monter par le chemin ou la piste.
Bien pour une première journée, pas trop haut, pas trop long.





jeudi 17 mai 2018

Roche Emile Pic, en boucle


Y a des journées comme celle-là, totalement multi-activités.
Ça commence avec un peu de ski de fond en direction du col d'Arsine.
On retrouve du ski de rando plus classique avec des conversions pour rejoindre le pied de la brêche de la Plate des Agneaux.



Pour changer un peu du ski, on chausse les crampons pour monter à la brêche.
Arrivés en haut, on remet les skis pour pas brasser, mais y a un petit passage raide qui risque d'être compliqué à ski, alors ni une ni deux, on repart à pieds.
Ouf, la dernière pente passe bien à ski. 
Ça fait juste battre le palpitant de tracer à 3300m.
Un petit passage en neige dure et expo, on ressort les crampons pour rejoindre le col Emile Pic.



Plutôt que d'aller barbattasser au Pic de Neige Cordier, on chausse pour la 4ème et dernière fois les skis en direction de la belle pente de neige de Roche Emile Pic...
Summit, euh pas tout à fait, faut remettre les crampons pour le final en neige dure, Ah summit, enfin!!



On range les peaux au fond du sac et on garde les crampons pas loin, au cas ou...
Ça commence par un peu de raide en haut, en bonnes condis.



Le premier tiers de la descente est magique, la fameuse poudreuse du 17 mai !
Le 2ème tiers est dégueu (dans une journée multi-activitée, on peut pas faire que des grandes courbes). Croutasse 0*



Le dernier tiers est en bonne moquette, mais pour varier les plaisirs, entrecoupé d'un peu de de dry-toofing dans les vires pour contourner la dernière barre.

Pour finir, on ressort les skis de fond. 
Euh non, en fait c'est pas fini, pour compléter la journée, on fait un peu de randonnée en pompe de ski.
Et nous voilà au refuge, ou on retrouve nos baskets avec grand plaisir.

Alors ça vous a plu cette journée multi-activités ?
On pensait en avoir fini, mais non dernier challenge de la journée, changer le pneu crevé d’Étienne
Et bah pour cette dernière sortie de la saison, on a été comblé.

A croire que le ski multi-activitée est pas à la mode, on a vu personne dans le secteur aujourd'hui.