dimanche 18 février 2018

Petit Renaud, la sortie des lève-tard


On avait un cahier des charges assez complet pour aujourd'hui...
Une combe qui prend pas trop le soleil pour pouvoir se lever tard (c'était la fiesta hier).



Un départ assez haut pour limiter les dégâts de la pluie.
Pas trop long, pour éliminer la binouz en douceur.
Pas trop raide, parce qu'on sait pas trop combien il a neigé.
Et puis si possible, un coin qu'on connait pas encore, pas trop fréquenté bien sur !!!



On mélange tout ça et ça donne, le petit Renaud par la combe Nord.
Si on avait été courageux et qu'on avait les crampons, on aurait pu s'envoyer l'arête jusqu'au sommet mais après un départ du parking à 11h30, c'était pas trop la dynamique de la journée. 


 
Du coup, on s’arrête sur la selle après 850m de déniv'.



Proverbe du jour: on n'a plus 20 ans, alors on se préserve pour le printemps... 







lundi 12 février 2018

Tour de l'Aiguillette du Lauzet


Le tour de l'Aiguillette du Lauzet, c'est une petite boucle sympa de 800m de dénivelé au départ du Pont de l'Alpe. Elle permet de monter au soleil au col de l'Aiguillette et de descendre de la poudreuse à l'ombre, quand y en a...



C'était pas notre cas, alors on a rallongé la boucle par un A/R au col du Chardonnet.
Le deal, c'était: si la neige est nulle, on redescend et si on voit plus rien, on redescend.



On est allé jusqu'en haut en bottant, mais ça valait le coup !









Cousinade à la Pointe de l'Etendard.


Une belle surprise cette face Est de la Pointe de l’Étendard. Je m'attendais pas à grand chose, vu que j'avais pas vu de photos de la montagne.



Par contre, une fois dans le vallon du Fontenil, on ne voit qu'elle.
On avait plusieurs idées pour la journée, mais au pied de la face, on a pas hésité.



C'est surement une grosse classique, vu le nombre de traces. Mais c'est large et on a même trouvé de la neige vierge lors de notre 2ème descente.



Vu la qualité de la neige, on était obligé de remonter.



A faire si vous passez dans le coin. C'est Nord-Est, alors, on y va plutôt pour la poudreuse.
Mais si c'est le printemps, y a bien de quoi faire dans le vallon.





lundi 5 février 2018

Queyras, épisode 3



 
Décidément le Queyras est à la mode cette année. Pour le troisième passage de l'hiver là-bas, on continue d'explorer le beau potentiel de ce massif, à l'occasion du premier camp hiver du GUM, organisé par Amel. Avec au menu de ce week-end prolongé: les couloirs du Pic de Château Renard, puis du tricotage en bonne et due forme et on termine par une belle traversée par les combes Nord.



Ça commence vendredi à 5h30 par un réveil qui sonne toujours trop tôt. Mais c'est la meilleure façon de bien profiter de cette première journée. Après une semaine de beau temps, le manteau neigeux s'est bien stabilisé. Et avec la dizaine de centimètres de fraîche tombée hier, les conditions devraient être bonnes dans les couloirs.



On vise une classique du coin avant le labourage du week-end, le couloir Nord du Pic de Château Renard en boucle. Le soleil nous accompagne dans la remontée du vallon de Longet. 



Arrivés au col, on peut constater les dégâts du vent d'Ouest. Les faces Sud et Ouest sont ravagées...



En arrivant, au sommet du Pic, on se fait griller la politesse par 2 freeriders qui ont fait 74 mètres de dénivelé depuis le haut des remontées de Saint-Véran. Y a pas de justice !!
C'est pas la mort, le couloir est large et c'est les premiers à passer. Du coup, on a le temps de pique-niquer tranquille.



Quand on est bien congelé et que 2 autres free-randonneurs sont passés, on se dit qu'il est temps d'y aller. Le couloir est large, y a encore bien de la place pour faire sa trace et les conditions sont bonnes avec cette petite couche de fraîche. C'est du 4.1 tranquille.

Une fois en bas, on se dit qu'on s'est pas levé à 5h30 pour terminer la journée à 14h. Alors, on fait une grande traversée pour rejoindre le pied de la Baïonnette. C'est le couloir d'à coté, 100m et quelques degrés en plus, ça donne 4.3



Arrivés au pied du cône, on met direct les crampons aux pieds et les skis sur le sac sans passer par la case peaux de phoque et c'est parti pour 600m d'escaliers (à tracer).


 
Plus on avance et plus Amel se dit qu'elle va louper le jacuzzi à Ceillac.
Les condis sont top, plus de poudre, on aurait trop brassé à la montée et moins... on en veut jamais moins pour la descente.



Allez, dernier coup de cul et on arrive au sommet. 
Les 15 premiers mètres de neige posé sur les cailloux se désescaladent plus ou moins bien.



Et après, c'est tout schuss jusqu'en bas.



Les bonnes conditions rendent la chose agréable et facile à skier. Et cette fois, on est les premiers à tracer.
Voilà comment on arrive au gîte à 17h30, bien content de cette première journée.


Boris nous raconte la journée de Samedi.
Parking à Saint-Véran, -16°C au compteur. C'est quand même frais le Queyras. On a bien fait de prévoir une pente ensoleillée pour ce début de journée. 
 
 
 
Début de la montée, le col approche. Et là! La pente Sud sous les crêtes de Coste Puy nous appelle. La neige semble bonne, plein soleil : c'est parti pour le premier bonus. Montée efficace, les conversions s’enchaînent, et la crête est rejointe. 
 
Jolie vue sur la Tête de Longet où des copains se rendent: leur combe de montée est encore bien à l'ombre, ils ne doivent pas avoir chaud. Vue également sur une des lignes de descente imaginée pour notre après-midi : un semblant de cassure un peu trop marquée à notre goût nous fait adapter nos plans. Vue enfin sur la combe Nord du Coste du Puy, à nos pieds. Tellement alléchante.. Enfin chaque chose en son temps, la pente Sud du Coste du Puy est à point. 
 
 
 
Dépeautage, ski. Comme prévu, ça coule un peu sous les pieds - c'est de surface, mais c'est plutôt bon.. et ça passe trop vite. Repeautage pour remonter au Coste du Puy dans nos traces et profiter de la combe Nord. De retour en haut, les copains à la Tête de Longet sont toujours à l'ombre : bienvenue les onglées !
 
 
 
 La combe Nord n'a pas bougé. Vierge de trace, pentue, en poudre légère. Whaou. Qu'est-ce que c'est bon! 
 
 
 
En bas de la combe, à la lisière de la forêt, pas même besoin d'en discuter: c'était tellement bon qu'il faut retourner. Et c'est reparti : re-repeautage, nouvelle trace pour rejoindre le Coste du Puy : directe via la crête et skis sur le dos pour finir. Re-redépeautage et à nouveau, quelle neige!
 
 
 
Tout ça fait, et si on allait quand même réaliser notre plan du jour ? D'autant que le massif n'est pas très fréquenté et qu'une bonne partie du vallon ne demande qu'à être tracée ! Re-re-repeautage ; re-re-redépeautage pour quelques virages (parce que couper c'est tricher) ; re-re-re-repeautage (on se perd dans les "re") et direction le col des Estronques. Le soleil commence à baisser un peu, il n'y aura pas plus de bonus aujourd'hui.
Les peaux rangées, la combe est restée fraîche avec une neige légère et poudreuse à souhait. Les virages s’enchaînent. La glisse est excellente !
De retour au gîte, tout le monde a bien profité de la journée. Le soleil et les conditions étaient au rendez-vous. 2000m de hold-up en Queyras. 
Le tour simple des Costes du Puy est une petite boucle à moins de 1000 de déniv', avec montée au soleil et descente à l'ombre.
 
 
Dimanche, une bonne partie de la troupe va s'essayer à la cascade de glace à Aiguilles. C'est l'occasion pour nous de faire une belle traversée sans manips de bagnole. Les copains descendront avec. L'idée, c'est de monter au soleil et de descendre jusqu'à Aiguilles les versants Nord pour profiter de la poudreuse.
 
 
 
On commence donc la journée du Pont de Lariane, à quelques km du gite avec la belle lumière du matin. La neige est dure, la montée efficace. Thomas nous guide au col du Fond de Peynin. 
 
 
 
Première bonne descente de la journée dans le large vallon de Rasis. Moyennant quelques poussées de bâtons, on pourrait arriver direct à Aiguilles, mais on préfère remonter au sommet de Querlaye. 
 
 
 
Mêmes orientations, mêmes condis. Montée Sud-Ouest bien ravagée et descente Nord bien conservée. Avec un final dans les mélèzes pour slalomer.
 


On remonte au col de la Lauze dans une belle forêt et cette fois-ci,on se pause 50 mètres sous le col.
Au soleil et sans vent, on reste une bonne heure à discuter.
La journée se termine par la combe Nord du col de la Lauze en suivant le torrent de Fond Froide.
C'est pas aussi monstrueux qu'après le retour d'Est mais c'est bon a skier et on arrive à 1km d'Aiguilles après 1750m de montée et 2300m de descente. La bonne affaire.
C'était la belle surprise du séjour cette traversée par les combes Nord. A faire.

 
Participants : Amel, Yann, Guillaume, Boris, Thomas et Simon
Cliquez sur les photos pour en profiter en grand.
  











jeudi 1 février 2018

Bec d'Arguille, face sud


Belledonne, c'est vraiment une base pour le ski de rando. Mais on a plus l'habitude des boucles dans le massif. Les cols permettent de basculer facilement d'un vallon à l'autre, de jouer sur les orientations pour finalement faire une belle boucle.



Alors quand j'ai vu le topo de la face sud du Bec d'Arguille sortir ce week-end, un itinéraire bien classe, qui m'était inconnu, j'avais trouvé quoi faire mercredi.
Après la poudreuse de dimanche et avec le beau temps annoncé, un itinéraire printanier était adapté.

Mais qui dit itinéraire printanier, dit réveil matinal. Et ouais, face sud+1800 de déniv' = pas de grasse mat'.
 Nous voilà donc avec le fréro au parking de la combe madame à 7h du mat', bien enfariné. 
Une paire de baskets aurait pas été de trop pour la première demi heure sur le sentier.



Après quelques heures de montée, on retrouve le soleil et c'est pas pour nous déplaire. On gagne 10°C d'un coup.
La face se découvre petit à petit, ça a l'air top.
Un premier couloir ou les chamois nous ouvrent la route et on arrive au pied de la face sud suspendue.



On garde les crampons pour la suite, une large pente, un petit verrou et le couloir final (100m à 45°).
15m d'arête à plat et on est au sommet du Bec d'Arguille à 2891m.



Comme on est en avance sur le timing, on profite du panorama à 360° pendant que le couloir transforme.
 Le petit vent empêche les 20 mètres du haut de ramollir.
Ça sera en dérapage. Dessous c'est au top.



Premiers virages sautés de la saison.



Chacun sa méthode pour passer le verrou mais tout le monde lâche les freins pour la suite.
La neige est bien moquette dans la face sud et dans le couloir dérobé. Ça se skie tout seul et ça crie de joie.
Pour les jamais rassasiés (comme moi), y a de quoi rallonger dans le secteur, histoire de passer les 2000...



Merci aux skitouriens pour le partage de ce bel itinéraire, c'est vraiment une super course variée comme j'aime. A skis, en crampons, un somment, un couloir et des orientations logiques
Une pure journée quoi...

dimanche 28 janvier 2018

Grande poudre au grand Armet.


Rendons à César ce qui est à Amel, la bonne idée du jour c'était bien d'aller skier la combe Nord du Grand Armet.



Histoire de pas sentir le fond dur ou les cailloux à chaque virage comme hier en Chartreuse, on vise une combe bien à l'ombre. En plus d'être un frigo, le coin a pris plus de neige que Belledonne ou la Chartreuse.


 
Après 1h30 de ski de fond, on profite du soleil pendant 10 min. Le prochain créneau est au sommet.
C'est pour ça que c'est resté bien poudreux ici... 



Le groupe croisé au parking avance bien et nous fait une bonne trace. Quand on les rattrape, je comprends pourquoi. Arthur et Corentin, les 2 compères de la voix des cimes sont au traçage. Un an de tour des montagnes du monde, ça entretient la forme. Les anciens se défendent aussi. Y a que les chasseurs qui sont à la traine.



On découvre le coin, c'est super sauvage et vraiment classe.
A force de monter, on retrouve le soleil, 50 mètres sous le sommet.
Vue et vent de malade.



Une fois que tout le monde est bien congelé, on entame la descente.
C'est effectivement très bon. Et vue l'épaisseur de neige fraiche, on sent pas le fond.
On rigole bien en attendant la voiture balai. 



Le final en forêt passe bien moyennant quelques déchaussages.
Y a juste ce qu'il faut de pente pour glisser.

On a bien ravagé la combe mais y a de quoi faire dans le coin pour ces jours-ci.
Merci à tous pour cette belle ambiance.


topo
J'ai changé un peu le format des photos, hésitez pas à donner votre avis.






dimanche 14 janvier 2018

Retour d'Est, retour dans le Queyras


Le Queyras, situé à l'Est du massif des Ecrins, est traditionnellement protégé par ce dernier des perturbations atlantiques. Cependant, 2 à 3 fois par ans, des circonstances climatiques particulières provoquent le Retour d'Est et ce principalement sur la frontière France/ Italie.
 


 Une remontée depuis l'Est (la plaine du Pô) des masses d'air humides, chargées suite à leur traversée de la Méditerranée et poussées en direction des reliefs (froids) du Piémont italien et de la frontière française par le vent nommé Lombarde.



Ce phénomène de Lombarde venant de l'Est génère la condensation sur les reliefs alpins frontaliers (notamment le Mont Viso) d'un air chaud et humide accumulé en Méditerranée et dans les
plaines de Lombardie. Cette condensation provoque ainsi d’abondantes précipitations dans les hautes vallées piémontaises ... et du Queyras.



Après notre passage de décembre. Je m'étais dit que je reviendrai au prochain retour d'Est. Les reliefs doux et la forêt sont idéales pour profiter sereinement de ces grosses chutes de neige.



Météo France annonce sur l'Est Queyras 1m20 à 2000m et 1m50 à 1m80 au dessus de 2300m. Me revoilà de nouveau 3 semaines plus tard dans le Queyras.



Durant ces 4 jours on aura exploré de nouveaux coins.
Avec Loïc, on commence par le bois de Chalvet au dessus d'Aiguilles. La face sud est à skier avant que ça chauffe.
Et la face NE, qui doit rester longtemps  poudreuse, permet de boucler.



Le lendemain, Pierre nous rejoint et on va skier l'Eypiol. Classique du coin pour profiter de la poudreuse. Jamais décevant. On termine la journée au sommet de la Lauzière. Forcément en versant N la neige reste froide. Grandes courbes dans le haut puis final en forêt.



Vendredi, le groupe s'agrandit avec Étienne.
On monte au col de la Lauze par les anciennes pistes d'Aiguilles. Après une bonne première descente en Ouest, on profite de notre trace pour remonter au col de la Lauze.
La boucle par la forêt de Marassan sera la perle de la semaine. En suivant le torrent de fond froide, l'itinéraire est juste magique, surtout en grosse poudreuse...



Grand soleil et nouvelle équipe pour la dernière journée. Avec Aurel, Malie et Étienne, on monte au pic Traversier depuis St Véran.
C'est moins direct mais on est seuls et au soleil.



Première descente dans le vallon de Longet et vu comme c'est bon, on remonte au pic Traversier.
Maintenant il reste 800m de poudreuse jusqu'au pont de Larianne ou on a déposé une voiture ce matin. Après ces 4 journées de pur ski dans la poudre, c'est l'heure de quitter le Queyras.



On se retrouve là-bas au prochain retour d'Est, à moins que je déménage avant...
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