dimanche 25 novembre 2018

Liste des choses à pas faire...

Qui n'a pas sa petite liste de choses à faire ?
Ça marche pour le supermarché, les trucs chiants mais aussi pour les projets en montagne et ailleurs...


Voilà dans l'ordre plus ou moins chronologique, la liste des choses à ne pas faire.
Une sorte de bêtisier du blog, pas mal de photos inédites, florilège de buts, de mauvaises conditions et d'idées originales...
 C'est pas que des mauvais souvenirs, ça fait partie de l'apprentissage et ça peut encore s'étoffer...


 
Grimper les classiques d'En-Vau au bord de l'eau mais ultra patinées...



Écouter le guide qui disait, "pas besoin de reverso les gars."



Partir pour les 3500m de dénivelé du Mont-Blanc en une traîte à 19h avec une boîte de raviolis froide à se partager en 3...



Attaquer l'ascension du Ventoux à vélo sans eau en se disant qu'il y en aura dans la montée...



Laisser Fab, mettre les pâtes dans l'eau avant qu'elle bout. Résultat collant...



Première grande voie à Presles fin septembre: il faut chaud en fait, j'ai pas assez d'eau et c'est dur. Résultat, des bonnes crampes dès que je ferme le bras dans le dernier tiers...



Faire l'A/R à la voiture après une journée aux Pointes de la Pilatte pour remonter avec 3 friends et des câblés pour s'apercevoir qu'il a neigé dans la nuit donc qu'on pourra pas faire notre course du lendemain...



Aller faire un pique-nique à deux longueurs du sol de Presles et redescendre...



Se mettre un combat de rue à la sortie de la brêche Arnaud dans un bouchon de neige inconsistante, snow et raquettes sur le sac...



Une formation alpi hivernal, c'est aussi apprendre à se cailler...



Aller tenter la voie normale du Mt Aiguille alors qu'il fait -20°C et que la neige est un peu trop poudreuse pour ancrer les lames des piolets...



Aller skier la face E du Grand Eulier pour ma première sortie en ski de rando alors que je suis pas remonté sur les lattes depuis plus de 10 ans...



Tenter l'approche du Vallon du Merlet en vélo, les laisser 1/2h plus loin pour finalement redescendre par une autre vallée...



Mettre le pied dans la rivière une demi heure après le départ d'un raid à ski de 3 jours en refuge non gardé...



 Commencer le raid à Villard d'Arène et le finir à St Christophe en Oisans...



Camper sur la neige avec une tente d'été.



Il était temps de clipper un piton...


 
Écouter le gardien qui dit que c'est en condis, mais les 3/4 des cordées feront demi-tour ce jour là.
Toncher le rappel dans la retraite



Arriver à 20h au Promontoire, un peu malade avant une traversée de la Meije (mais prendre sa revanche du but précédent).


 
Très motivé pour faire la traversée de la Barre des Ecrins, j'ai peut-être un peu sur-estimé le niveau de ma seconde de cordée



Perdus dans le tour du Siroua, demander sa route à un berger...



Grimper, grimper, grimper. Faire des voies toujours plus dures, grimper, grimper, grimper, ne pas se reposer assez.
Et se blesser...



Suivre le guide, alors qu'au fond de toi, tu penses pas que c'est là...



Espérer trouver un relai en haut de la cascade. Forcément, il me restait que la petit broche jaune...



Laisser ton pote descendre la vallée blanche en ski avec toutes les broches au baudar, forcément...



Monter au refuge des Drayères depuis Névache en ski de rando, c'est looooong, c'est platttttttttt...



Penser être le seul a avoir eu cette bonne idée de sortie.



 Effectivement, ca avait pas l'air trop en condis...



Mon pote me rejoint au relais tout en haut des Hémos, se vache et tombe dans les pommes à cause d'une onglée. Une paire de claque et il se réveille...



Sortir de la mer de nuage 100m sous le sommet et y retourner trop rapidement...



Prêt à attaquer l'approche de la cascade, impossible de retrouver les clés de la bagnole donc de la fermer. Après 1/4h de fouille diverses, elles étaient bien au chaud dans la poche du conducteur.



Dormir dans la voiture à Ceillac pendant un week-end cascade de glace.



Essayer de descendre avec de skis nordiques.



Faire un bonhomme de neige avant un canyon...



S'approcher trop près du bord.



Casser sa fix' avant dans la descente de la Case Déserte sur le tour de la Meije, finir sur un ski jusqu'à la Bérarde, descendre au Bourg d'Oisans en stop avec une paire de ski, en louer une autre en assurant le loueur que je vais y faire attention, remonter à la Bérarde en stop toujours avec une paire de ski et remonter au promontoire pour finir cette (longue) journée...



Après une belle ligne au Viso, convaincre mon pote d'aller faire Fantomas alors qu'on a zéro infos.
Pour finalement prendre un but à la première longueur pourrie (après 3h d'approche bien merdique).



Arriver à 10h du matin au refuge Durier et s’engueuler 2h plus tard avec sa gardienne. Elle aime pas trop les hors-sacs.
L'après midi va être longue mais on aura le temps de se réconcilier...



Se retrouver comme un con au pied d'une voie, avec un névé de 30m bien raide et bien dur pour y accéder.
Forcément en baskets. T'as déjà creusé des marches avec un caillou ???


 
Se laisser tenter par les spécialités locales.



J'arrive au sommet, je plante mes skis dans la neige. Coup de vent, le ski part...
Dans la combe d'à coté. La descente sur un ski, ça passe encore. Par contre, je vous laisse imaginer la remontée dans la poudreuse.



Être le seul à boucler la boucle du jour en ski et à repasser au refuge. Donc descendre les affaires de 4 autres personnes. Forcément c'est la seule fois de notre vie ou on a campé sur la terrasse du refuge vu qu'il était complet...



Pas besoin des crampons. On avait pas prévu la rupture de corniche et la neige béton.



Penser qu'on va pouvoir cuisiner dans la salle hors-sac du refuge. Pourtant y a une fenêtre et une gazinière payante...


Quand le topo dit poliment, "le rocher demande des précautions", comprenez, rocher complètement pourri, protections qui tiennent pas.

 

Louper la benne. Donc après s'être envoyé dans la journée le Z, la traversée de la Meije, le Serret du Savon en désescalade, le glacier de la face Nord et les Effectchores...
Il reste encore à descendre à la Grave...


Petite sortie pas terrible de début de saison, neige croutée et un ligament croisé pour la copine qui avait plein de projets ski cette hiver. Ce jour là, on aurait du rester au chaud...



A priori, c'était pas là le col...



Qui a mis un œuf couvé dans ma soupe ???



Se croire plus malin que les autres et essayer d'aller se garer plus loin sur une route eneigée.
Faut pas toujours suivre les traces de 4*4...



Première cascade de la saison. Parti un peu tard+sans frontale+changement de programme=retour de nuit à la lumière du téléphone



Se faire engueuler par un guide qui redescend, parce qu'on grimpe derrière eux dans Orgasme. Alors qu'il y a quelques années, la seule fois ou j'ai grimpé en glace avec 3 seconds, c'était avec un de ces collègues...



Partir pour 5 jours de raid à ski en refuges non gardés, avec 30cm de neige fraîche.



Faire la moitié de de la voie des Suisses aux Courtes en pensant avoir perdu ses lunettes, alors qu'elles sont dans ta poche...



Partir malade de Grenoble pour une course d'alpi. Forcément ça allait pas mieux après la route jusqu'à Ailefroide, la montée au Glacier Noir et une nuit en bivouac...



Notre première voie ensemble avec Pierre, pour rentrer dans sans appart, ou sont restées ses clés...



Ma copine me propose au plan de l'Aiguille de me payer une glace pour fêter cette belle course. C'est à ce moment qu'elle se rend compte qu'elle a perdu son porte-monnaie.



Penser être plus fort que le mal des montagnes... 


 
Croire que des peaux sans colle, ça colle...
Drole d'idée, à quand les skis sans carre ou les batons sans rondelles ??



 Virage carte postale et fond dur à base de cailloux...



On est pas du genre à oublier le pique-nique. Forcément le jour ou ça arrive, l'alignement des planètes fait qu'on fait 3000m de D+



Faire l'approche du vallon du Diable en skis de bon matin pour prendre un but et finir la journée à la Grave toujours en pompes de ski...



Aller dormir à Eccles pour redescendre...



Faire réparer la carre de mon ski et pas penser que le mec m'a par la même occasion déréglé ma fixe.
Donc que je peux plus chausser, tout ça au milieu du pas de l'Oeille.



Faire du ski sur la route du Pré sous la pluie...



Faire la traversée Carro-Evettes en passant par l'Ecot...



Grimper à Ponsonnas et en ressortir plein de terre.



Quand je pense qu'au camping, j'ai un bon matelas, un duvet chaud, à boire et à manger...



J'avais oublié qu'elle était pourrie l'approche des rochers de l'homme. Tout ça pour la remonter après une longueur.



Une photo mais de trop nombreux buts météo...



Tenter le tour de la Muzelle avec un gros doute sur sa faisabilité et prendre un but.








Article Tatras Ski de rando Mag


Le Green Friday est passé, tu peux filer fissa chez ton marchand de journaux acheter le dernier numéro de ski de rando mag et lire mon article sur la traversée des Tatras.




200 articles sur le blog et 2ème article dans la presse, on va pas encore parler de reconversion...















vendredi 26 octobre 2018

Pico de Fogo, approche en voilier



L'approche en voilier depuis Santiago n'est sûrement pas la plus efficace mais assurément la plus dépaysante.
Surtout quand elle dure une semaine...

Ça permet de découvrir le Cap-vert en douceur et d'approfondir son expérience de la voile, qui s'était arrêtée pour ma part, au niveau 4.20 à l'époque bretonne.



La vie en bateau, c'est la vie à la cool et c'est bien en accord avec la devise locale:"No stress Cap-Vert".
Cette atmosphère est particulièrement détendue à Brava. C'est l'île la plus à l'ouest des îles du Sud. Le genre de bout du monde, un peu oublié où la moitié du village est posée à regarder ce qui se passe (c'est a dire pas grand chose), où le passage d'une voiture est un événement "occasionnel".



On fera quelques randos pour prendre un peu de hauteur mais aussi du pmt, pour voir ce qui se passe sous le niveau 0.
Fajá de Água restera mon meilleur souvenir avec des beaux tombants, plein de poissons colorés, une murène, une tortue et assurément un manque trop rapide d'oxygène.



On retrouve plusieurs similitudes entre la mer et la montagne.
Comme chez nous, c'est la météo qui dicte le programme. "Aujourd'hui le vent est favorable pour naviguer vers cette île, demain on va aller se planquer à ce mouillage pour se protéger d'une tempête tropicale en approche, là c'est pétole du coup, on peut sortir les kayaks ou le fusil."
Ici aussi, on check la météo assez souvent pour faire plein de plans avant de s'apercevoir que ça a encore changé...
On pourrait même comparer un mouillage agité à un mauvais bivouac, le matelas est confortable mais ça bouge beaucoup plus.
En terme d'intimité, on se rapproche du dortoir de refuge, tendance hivernale pour l'espace de vie, la chaleur en plus. Petit mais ultra optimisé. Chaque banquette, chaque dossier, chaque espace libre cache un rangement.



Les premiers jours, le temps que le corps s'habitue à cet environnement qui bouge en permanence, on est un peu stone, comme lors d'une montée trop rapide en altitude. On se met facilement en mode No stress Cap-Vert.
J'ai pas testé mais un bon mal de mer, doit autant calmer que la version des montagnes, que je connais.
L'alpiniste, comme le marin trouve ça normal de partir en pleine nuit pour profiter de bonnes conditions ou arriver de jour au mouillage.
Et comme dit le capitaine, un montagnard même si il n'a jamais navigué, connaît déjà quelques nœuds de base.



Après ces quelques jours paisibles à Brava, on pose l'ancre à Fogo pour gravir le Pico de Fogo. Le sommet du Cap-vert domine la mer de ses 2829m. C'est un volcan bien pointu comme dans les livres.
La montée en taxi a quelque chose de déprimant, on quitte la mer et on rentre progressivement dans les nuages, qui sont de plus en plus denses. L'air est humide, on voit pas à 50 mètres...
Mais heureuse surprise, 2 virages avant d'entrer dans la caldéra, on passe au dessus de la mer de nuage et on découvre le Pico qui nous domine de plus de 1000 mètres. Un beau cône, bien rectiligne, magique.



La traversée de la caldéra (l'ancien cratère), nous permet de saisir l'ampleur de l'éruption de 2014. La route à été coupé et la nouvelle (piste), contourne des murs de lave de plusieurs mètres de haut. Un petit tour dans le village confirme cette sensation d'impuissance face à la nature. Des maisons sont complètement enterrées, d'autres en partie remplies de lave.

Face à une nature aussi coriace, on se doute que pour habiter dans un volcan, les habitants doivent être un peu têtus, sinon résignés...
Ils ont reconstruit le village au même endroit, parfois sur le toit de leur ancienne maison, parfois avec 2 mètres de lave sur la terrasse, voire même, en dégageant la porte d'entrée et en vivant sous le niveau de la coulée...
On a pas compris pourquoi personne était allé s'installer sur le coteau pourtant si proche.
 


Le lendemain, la balade commence en douceur dans les vignes. Le contraste entre le vert des feuilles et la pouzzolane, ce sable noir volcanique omniprésent, est renforcé par la douce lumière du matin.
On discute bon train et on laisse passer l'intersection. Faut faire bosser les guides locaux, alors ici pas de balisage, ni cairns.
Heureusement, on s'en aperçoit rapidement grâce à Maps.me. Le sentier est peu marqué mais on prend de la hauteur dans ce paysage 100% minéral. Quand ça se redresse, pour pas brasser dans le sable mou,  tout le monde passe au même endroit et on retrouve une petite sente en zigzag.



Le dernier tiers est plus rocailleux, parfois on perd le sentier, et là, y a plus rien qui tient. 
On arrive au bord du cratère, des petites fumerolles et ça pue l’œuf oublié, pas de doute on est dans un volcan !
Encore un petit effort pour atteindre le sommet, le fort vent se charge de l'ambiance. Puis on continue à longer le cratère jusqu'à l'aplomb du petit Pico, le responsable du grand bordel de 2014.



Après 200 mètres de descente dans un terrain plus ou moins stable, on arrive à la pouzzolane. En acceptant de se remplir les chaussettes, on peut dévaler en courant 600m de déniv' droit dans la pente en quelques minutes. Tout à fait grisant.



On termine la journée au petit Pico. C'est la rainbow montain du Cap-vert. Le retour au village est agréable, on discute avec le guide croisé ce matin, on bouffe des grenades abandonnées entourées de coulées de lave plus ou moins récentes et d'aspect différentes, du bloc de sel au bourlet d'Américain.
Une belle boucle tout à fait recommandable pour gravir le sommet du Cap-vert.



Pico de Fogo Pratique
On peut envisager l'ascension sans guide si on a un minimum de sens de l'itinéraire (le chemin n'est pas toujours bien marqué et parfois se perd). Il n'y a pas de balisage.
L'itinéraire est tracé sur Maps.me. Quitter la piste juste avant une petite case ronde avec toit pointu et pergola en bois. Le sentier démarre à droite.
Il y a un alluguer qui part de Sao Philip pour Cha de Caldera vers 11h30. Sinon prendre un taxi (6000 escudos).
Pour redescendre, un alluguer part de la caldera à 6h du matin, si on veut partir plus tard, privatiser et partager avec les pensionnaires de l'hôtel.
Comme au Pérou, on check la météo sur mountain forecast. Avec plus ou moins de précision, effets de site fréquents.






mercredi 22 août 2018

Menu Péruvien



On commence par les hors-d’œuvres, deux randos à la journée autour de Huaraz pour s'acclimater plus ou moins en douceur. La Laguna Churup et la Laguna Wilcacocha.



En entrée, la maison vous propose, Quebrada los Cedros un trek de 6 jours, tout à fait recommandable.



Maintenant qu'on est acclimaté, on attaque le plat de résistance, l'ascension du Pisco, 5752m !



Comme on a encore faim, on garde le gros morceau pour le déssert, le Tocllaraju, 6032m.



Alors rassasié ?
Oui, mais je suis gourmand, je vais prendre le digestif, un truc léger, coloré, le Raimbow Trek.



Un peu de culture pour terminer ?
Avec modération, je digère très mal les églises.
Vous n'avez pas plutôt quelques informations pratiques sur l'alpinisme à Huaraz.





samedi 11 août 2018

Qu'est ce t'Andes y ? Petite réflexion sur le Huarazisme.

Alors qu'on pratique régulièrement l'alpinisme, qu'on a goûté à l'himalayisme, que dire de l'andinisme ?
On ne va pas faire de généralités sur l'andinisme, on va parler de ce qu'on connaît, l'andinisme à Huaraz, j'ai nommé le Huarazisme.

Je dirai que le huarazisme c'est un mélange d'alpinisme et himalayisme.



On garde la simplicité et la flexibilité de l'alpinisme bien de chez nous. En gros, tu vas où tu veux, quand tu veux sans rendre de compte à personne, sans planifier l'ascension des semaines à l'avance, sans avoir à acheter de permis.
Bref toutes les contraintes qui vont avec l'himalayisme...
On retrouve des habitudes alpines, c'est la météo et les condis qui déterminent la date et l'itinéraire envisagé.
Avec un petit côté himalayisme, les montagnes ne s'arrêtent pas à 4800m, 6768m pour le Huazcaran et mieux vaut ne pas compter sur les secours....



Huaraz est un bon camp de base pour grimper dans la Cordillère Blanche. Une ville avec vue sur les sommets, à taille humaine, dont on s'échappe rapidement.
Quand on rentre de montagne, on est content d'aller acheter une tranche d'ananas dans la rue ou de dégommer une bonne pizza.
On peut y organiser facilement sa prochaine ascension avec les agences. Louer du matos, acheter du gaz, des vivres de courses, trouver un muletier ou un guide...
Les infos sur les condis se trouvent plus facilement en discutant avec les autres alpinistes aux refuges, camps de base et pendant les approches, qu'à la Casa des guias.
On se croirait à Cham' où dès que tu croises sur un sentier un mec avec une corde sur le sac, c'est : "Salut, ça va? Tu viens d'où? C'était en condis?"



Ce qui nous rapproche du huarazisme est qu'on retrouve pour certains sommets, un schéma connu dans les Alpes. Premier jour, bus-taxi et on monte au refuge ou au bivouac. Deuxième jour, réveil à point d'heure, summit et on redescend à Huaraz.
Ça permet d'optimiser un créneau météo court et de redescendre rapidement se reposer en vallée.


 
C'est valable pour le Pisco, le Vallunaraju, l'Urus, l'Inshinca et sûrement d'autres qu'on connaît pas.

Pour certains sommets comme le Tocllaraju, on rajoute une journée pour monter au high camp. 

Si on veut de l'aventure, on peut aussi trouver des sommets isolés avec des jours d'approche, des camps d'altitude... et un gros sac.
Comme c'est le cas pour le Huazcaran par exemple.



Comme sur tous les sommets classiques du monde, la trace est bonne dans les Andes et en Himalaya. Et de même quelque soit le massif, faire la trace à 5000, 6000 ou plus, c'est plus le même job. On l'a bien compris à 5800m au Népal, alors qu'il nous restait 600m de déniv.

Par contre, point de corde fixe en Cordillère Blanche, et c'est tant mieux. Quelques pieux à neige en place pour les rappels par exemple. Autant s'équiper avec une 60m sur les itinéraires techniques, ça a l'air d'être la norme ici.

En conclusion, je dirai que si tu veux faire un 6000, reste simple, va découvrir la Cordillera blanca.
C'est en plus bien adapté à une cordée  de deux.
Par contre, si tu veux aller toujours plus haut, faudra faire avec les contraintes de l'himalayisme...
Et un petit groupe permettra de partager les frais (permis, sirdar, porteurs...), et parfois la trace...



Huarazisme pratique

Là-bas, tout le monde check la météo sur Mountain forecasts.

Plusieurs possibilités de transports. On a souvent fait un mix combi dans la vallée,  taxi partagé pour terminer.
Bien moins cher que le taxi privé depuis Huaraz, et assez efficace.
Infos sur les moyens de transports locaux à la casa des guias (par exemple le lieu de départ des combis, différents selon la destination).



Ticket d'entrée dans le parc naturel.
30 soles par jour. 150 pour une durée de 4 jours à 1 mois.

Location de matériel dans les agences de Huaraz. Y a de tout, du vieux pas cher jusqu'à du récent forcément plus onéreux.
20 soles/jour pour un brin de rappel récent. 
20 soles/jour pour une paire de piolets techniques corrects.
3 soles/jour pour un pieu à neige.



Refuges
Construits et co-gérés par des Italiens, autant dire si tu veux pas manger des biscuits secs au petit dej', monte ton muesli.
On peut prendre au choix, la 1/2 pension (100 soles), la nuitée (45 soles), ou juste un plat de pâtes (25-30 soles).
Le bivouac est gratuit à côté des refuges.
Pour les ascensions sans camps d'altitude, les refuges permettent de monter relativement "léger".







vendredi 10 août 2018

Rainbow trek


Comme après un bon trip, la descente du Tocllaraju n'a pas été des plus agréables.
Une nuit dans le bus jusqu'à Lima, puis quelques heures à zoner dans la brume, pour s'entendre dire que notre place dans l'avion pour Cuzco avait été donnée à d'autres...
"On vous offre l'hôtel et le droit de revenir demain." 
Merci pour tant d'attention de la part de Peruvian Airlines.



Heureusement Cuzco est une ville agréable. Certes touristique mais ça change des maisons pas terminées de Huaraz et de la grisaille de Lima. Depuis un mois, on avait fait une croix sur le charme urbain au Pérou...



Après une journée culture et randonnée à Pisac, on part marcher 3 jours sur une partie du tour de l'Ausangate. Le temps nous manque pour faire la boucle de 5 jours.
C'est comme ça qu'on se retrouve vendredi matin dans le bus pour Tinke avec une belle vue sur la face nord de l'Ausangate.



On a quelques heures de marche jusqu'à Upis, notre étape du soir.
Les vaches broutent, les enfants jouent, les hommes construisent des maisons... La vie normale à 4000 mètres.
"Tiens une goutte", la première depuis un mois".



Heureusement une surprise nous attend à Upis, los baños termales.
On fait trempette avec Aldo et Arold, les enfants du village dans une eau à 40°.
On l'apprécie d'autant plus qu'ici, c'est pas vraiment la canicule...



Samedi matin, on se réveille au pied de la grande face nord de l'Ausangate. Ça fait toujours son petit effet quand la veille c'était dans les nuages. On monte tranquillement au Paso Arapa à 4700m.



Derrière le col, on découvre des paysages magnifiques, la montagne se colore de vert et de jaune. Le sentier nous amène jusqu'à la laguna Pucacocha.



 Lagune et lamas sur fond de glaciers, la carte postale est belle.
On monte alors au 2ème col du jour à 4900m. Le vent a forci, on ne traîne pas là-haut. Après les verts et jaunes de ce matin, ce versant tend plutôt vers l'ocre.
Forcément à l'endroit où le tracé n'apparait plus sur Maps.me et où on a plus que des captures d'écrans de camptocamp et de blog, on se paume.
On est quitte pour un bon détour avec le vent de face cette fois-ci.
C'est donc avec grand plaisir qu'on découvre les petites cabanes d'Anatapa. Ce soir on dort à 4700 mais bien à l'abri du vent.



Pour notre dernière journée de trek, on a eu droit à plein de surprises.
Une demi-heure après un réveil ensoleillé, il se met à neiger. Petite pensée pour les islandais. Heureusement on est toujours sous la cahute au petit dej. Alors qu'on est en train de changer les plans, le soleil revient.
On va donc au 2ème spot "Insta" du coin après le Machu Pichu, la Rainbow Mountain, ou Vinicunca pour les locaux.



On passe par le paso Warmisaya ou Huasacocha à 4985m. Dernier moment de solitude avant la kermesse. Alors oui c'est beau la montaña colorada mais là y a vraiment beaucoup de monde.



On est content de terminer ici alors qu'on a croisé plus de lamas que d'humains depuis le début du trek. Ce final rend le trek d'autant plus beau.



Les gens sont heureux d'arriver, le point de vue est quand même à 5000m et y en a pour qui ça a l'air d'être la première rando de l'année. Heureusement les mules sont là en cas de coup dur !!
Avec une cinquantaine de mini-bus au parking, on se dit que le retour à Cuzco
va être facile.



Mais en fait non, 2ème surprise du jour.
Soit ils sont complets, soit ils partent dans 2 heures, soit ils ne veulent pas de nous. On était tellement habitués à l'efficacité des transports péruviens, qu'on est un peu sur(le cul)pris.
C'est comme ça qu'on se retrouve allongé dans un champ en bord de piste à attendre un hypothétique camion avec deux péruviens, eux aussi exclus des servicios turisticos.
On passe un moment irréel à discuter et même apprendre des mots en Quechua, jusqu'à ce qu'un mini-bus s'arrête pour nous proposer ses deux places restantes...
Bonne surprise, ça s'annonçait longuet la solution camion, combi, autre combi...
Dernière surprise du jour, après une heure de piste, on s'arrête quand on retrouve le bitume. Pendant qu'un mec nettoie le bus, tout le monde va se poser dans une grande salle. On se sert une eau chaude, puis arrive une grosse marmite de soupe, il est 16h mais ça passe bien. On pense repartir mais là, c'est un gros buffet qui est installé. Allez à table !!
On apprécie cette dernière surprise d'autant que ça fait longtemps que l'altitude ne nous coupe plus la fin.



Ausangate pratique
Entrée du parc de l'Ausangate, 10 soles par personne.
Bus pour Tinke, via Ocongate. 12 soles pour 3h. Départ Avenida Tomasa Tito Condemayta à Cuzco.



Les habitants d'Upis ont aménagé une belle aire de bivouac avec eau et servicios, 5 soles la tente.
Baños termales, 5 soles par personne. 
On bivouaque sous une petite hute avec l'eau courante pas loin à Anantapa pour 10 soles la tente.
Vous l'aurez compris le retour via les rainbow mountains était plus compliqué que prévu.
A faire peut être dans le sens inverse avec d'autres inconvénients...